LE CAS SIMEUS/CEP
LA COUR DE CASSATION
PEUT-ELLE MODIFIER ET VIOLER LA CONSTITUTION ?
Lorsque la Cour
Suprême de l’état se prostitue, le sort en est jeté.La violation de la Charte
Fondamentale de la Nation est un crime de lèse patrie . Elle confirme, en
effet, la suppression totale des garanties et l’impunité est désormais érigée
en vertu cardinale
La question de
nationalité évoquée dans ce procès est une exigence constitutionnelle
reproduite par la loi électorale, consacrée par la constitution haïtienne en
son article 135 d’où le caractère constitutionnel ou inconstitutionnel de toute
loi donnant naissance éventuellement à une contestation se rapportant à cette
espèce.
L’ articles 183 de
la constitution de 1987 établit la voie à suivre en un tel cas. : « La cour de
cassation à l’occasion d’un litige et sur le renvoi qui lui en est fait, se
prononce en sections
réunies sur
l’inconstitutionnalité des lois (la loi électorale, le cas échéant) et les
articles 21,184-1 prévoient les sanctions disciplinaires à prendre contre les
juges de la Cour de Cassation, justiciables de la Haute Cour de Justice en cas
de forfaiture.
Toutes les lois de
rang inférieur découlent de la constitution, la Charte Fondamentale de la
nation.
La décision des
juges de la Cour de Cassation de modifier l’article 135 viole la constitution.
La doctrine et les principes nous enseignent« que la lettre de la constitution
qu’on n’ interprète pas doit toujours prévaloir, en outre sa rigidité ou
Suprématie formelle soumet inévitablement sa modification à un mécanisme tracé
en elle (voir les auteurs de Droit Constitutionnel et les articles 282 à 284-1)
.
Les articles 296,
297 ferment définitivement la porte à la décision des éminents juges,
juristes-constitutionalistes
Article 296 : « Tous
les codes de lois ou Manuel de Justice, toutes les lois, tous les Décrets et
Arrêtés actuellement en vigueur sont maintenus en tout ce qui n’est pas
contraire à la présente Constitution.
Il est à noter
qu’une tradition de Droit Constitutionnel Haïtien consacre de 1888 à nos jours
l’esprit et la lettre de l’article 135 En conclusion l’attention spéciale des
autorités haïtiennes compétentes est respectueusement attirée sur la présente
étude pour le prestige et le salut de la République d’Haïti.
Beati pauperes
spiritu
Bienheureux les
pauvres en esprit
. Me. André J.
Garnier, avocat
.
P.S. prière de lire
les items 11,32,34 sur : optionhaiti.ca.tc
:
Je prends la liberté
de reproduire sur optionhaiti le texte suivant, considéré « comme un monument
», posté le lundi 19 septembre 2005 par radio KISKEYA d’Haïti, et ce, pour
l’édification de tous :
LE MASSACRE DE LA
SCIERIE, ST-MARC,
HAïTI
Sujet : Tr: Le
massacre de La Scierie Ordonnance du juge d'instruction
L’ancien premier
ministre lavalas Yvon Neptune et 29 autres personnes doivent être traduits
par-devant le tribunal criminel, recommande l’ordonnance de clôture du juge
chargé de l’instruction du dossier du massacre de La Scierie
Des ex-hauts gradés de la police et au moins deux ressortissants étrangers figurent également sur la liste
Posté le lundi 19 septembre 2005
Par Radio Kiskeya
Des ex-hauts gradés de la police et au moins deux ressortissants étrangers figurent également sur la liste
Posté le lundi 19 septembre 2005
Par Radio Kiskeya
L’ordonnance de
clôture du juge d’instruction de St-Marc Clunie Pierre Jules,en charge du
dossier de l’Affaire de La Scierie, a conclu à l’existence de charges et
indices suffisants pour poursuivre par-devant le tribunal criminel l’ancien
premier ministre Yvon Neptune et 29 autres personnes inculpées, dont les
anciens ministres lavalas de l’intérieur et de la justice, respectivement Jocelerme
Privert et Calixte Delatour.
Remise jeudi dernier
au Commissaire du gouvernement Lesly Jules, l’ordonnance conclut aussi à
l’inexistence de charges et indices suffisants pour poursuivre 35 autres
personnes, dont l’ancien président Jean Bertrand Aristide et son secrétaire
d’Etat à la communication, Mario Dupuy.
Dans son exposé des
faits, le magistrat a rejeté les thèses de génocide et d’affrontement utilisées
par certains pour caractériser les violences qui ont endeuillé St-Marc du 9 au
11 février 2004. Me Clunie Pierre Jules parle plutôt de massacre, établissant
le fait que, pendant les tristes journées du 9 au 11 février 2004, de
nombreuses personnes sans défense ont été lâchement assassinées par des membres
de l’organisation « Bale Wouze » dirigée par l’ex-député contesté Amanus
Mayette, par des civils armés venus de Port-au-Prince et des policiers dont
certains se trouvaient à bord d’un hélicoptère du Palais National qui tiraient
sur des gens qui fuyaient les violences en tentant de se réfugier au Morne
Calvaire, voisin du quartier de La Scierie.
Les témoignages
sous-tendant la thèse de l’affrontement n’ont pas pu faire la preuve de
l’existence de victimes dans les deux camps, tandis que les éléments techniques
font défaut pour étayer celle du génocide, soutient le juge d’instruction. En
guise (sic) de rejet de la thèse de l’affrontement, le rapport d’instruction
est catégorique : il n’y a pas eu d’insurrection armée à proprement parler à
St-Marc ; les policiers ont délibérément abandonné leur commissariat.
L’incendie qui a consumé le 11 février une clinique appartenant au Dr Yfto
Mayette, cousin germain du chef de « Bale Wouze », entrait tout simplement dans
le cadre du scénario mis en place pour justifier le déclenchement des
hostilités, a reconnu le médecin au Cabinet d’Instruction de St-Marc. Ce qui
sous-entend que l’incendie n’était pas véritablement l’œuvre des opposants à
Aristide.
Quant au bilan
justifiant la thèse du massacre retenue par la juge, l’ordonnance reconnaît
qu’il est controversé. Elle fait référence au missionnaire américain Terry
Snow, directeur de « Jeunesse en mission » qui, au cours des événements, a
entrepris de nombreuses démarches auprès des responsables de l’organisation «
Bale Wouze » pour sauver des vies et arriver à la paix. Terry Snow parle, avec
des supports photos, d’une centaine de morts et de 45 maisons incendiées.
L’ordonnance relate
tout de même divers témoignages établissant un bilan moins lourd, avoisinant la
cinquantaine de morts. Pour sa part, le juge indique qu’il n’a pas été possible
de dresser la liste de toutes les victimes, mais que l’instruction permet de
dénombrer 44 personnes tuées, carbonisées et portées disparues. 22 des
personnes tuées ont été nommément identifiées. Il s’agit de :
Brice Kéner
Pierre Louis (tué et carbonisé à La Scierie)
Francky
Dimanche, Stanley Fortuné (tués à Morne La Scierie)
Yveto Morency
(tué à Terre Blanche)
Anserme et
Wilghens Petit-Frère (carbonisés à Portail Montrouis)
Bosquet
Faustin,Wislet Charles (tués à La Scierie)
Kénol St-Vil et Jonas Nelson (tués et carbonisés à La Scierie)
Kénol St-Vil et Jonas Nelson (tués et carbonisés à La Scierie)
Makens Louis.
Marc Antoine
Civil, Jean Louis et Guernel Joseph (tués à Frécyneau-McDonald)
Florette
Solide,une femme enceinte et Fanès Dorjean (carbonisés à la Grand-rue, en la
résidence des Paultre)
Laurette
Guillaume, Sandy Cadet, Gaston St-Fleur, Josias St-Fleur (portés disparus).
Deux jeunes femmes,
Anne (34 ans), Kétia (22 ans), à la recherche de leurs concubins enlevés et
tués pendant les événements, ont été violées à même le sol au Commissariat de
Police de St-Marc par des membres de « Bale Wouze ».
Trois adolescents
capturés par les membres de « Bale Wouze », solidement liés à l’aide d’une
corde, ont été jetés de l’hélicoptère vivants à la mer, à Amaniy-Les-Bains ;
leurs cadavres ont été retrouvés.
Deux personnes, dans
l’hélicoptère, avaient été décapitées et leur corps ont été jetés dans
l’espace.
L’octogénaire Luc
Paultre a eu de graves brûlures au cours de l’incendie du 12 février en sa
résidence. Les nommés Somoza, Vickès, Ti jean Claude, Ernst Pascal, Biron,
Amanus, Armstrong ont fait irruption dans la maison du pasteur Daméus Anulaire
pour appréhender le nommé Kénol St-Gilles qui s’était réfugié sous un lit après
avoir reçu une balle à la jambe : ils l’ont jeté vif au feu, sous les yeux de
sa mère.
Le mari de la nommée
Yvanne Clairvoyant, nourrice de 15 jours, a été décapité à l’aide d’une hache
et jeté au feu.
Le nommé Nickson
François a été attaché à une camionnette et traîné à travers la ville.
L’ordonnance de
clôture fait par ailleurs état de l’existence d’un rapport de la police
scientifique datée du 27 mai 2005 selon lequel des ossements humains, des
cadavres ont été retrouvés à Montrouis et à Etang Bois Neuf.
Les incidents,
décrits dans l’ordonnance avec un luxe de détails, ont fait suite à la visite
le 9 février à St-Marc du premier ministre Yvon Neptune préparée par le député
contesté Amanus Mayette ; avec qui, d’ailleurs, Yvon Neptune tint conseil au
commissariat de police, en compagnie des deux maires-adjoints de la ville. L’un
de ces derniers, Paul Pollys, soutient, dans une audition au Cabinet
d’Instruction, qu’il a dû se retirer après avoir mesuré la profondeur du
mutisme du premier ministre à ses propositions de résolution pacifique des
problèmes en lieu et place de la violence telle que la pratiquait les membres
de « Bale Wouze ». La réunion, qualifiée de secrète par le magistrat, s’est
alors poursuivie entre le premier ministre et Amanus Mayette qui, dès le
lendemain, allait assurer en personne la direction des opérations. A l’issue de
la réunion, le premier ministre s’est adressé en anglais aux journalistes
haïtiens et étrangers présents. Arrivé à Port-au-Prince, il déclara le même
jour à la presse gouvernementale qu’il venait de « pacifier » St-Marc, rappelle
l’ordonnance.
Les déclarations
faites par Yvon Neptune au cours de l’audition au Cabinet d’Instruction
révèlent des contradictions flagrantes qui ont en quelque sorte étayé les
suspicions du juge instructeur à son encontre. L’instruction cite des
témoignages sur le rôle-clé joué dans les violences par Amanus Mayette et, dans
le même temps, sur les étroites relations entre ce dernier et le premier
ministre tout au cours des incidents.
Le dossier comporte
au total 146 pièces constituées, entre autres de lettres de plainte ;
transcriptions d’auditions de témoins, interrogatoires ; rapports d’enquête sur
le terrain ; ordonnances ; arrêts de la Cour de Cassation ; rapports relatifs à
de multiples appels téléphoniques entre Yvon Neptune, de hauts responsables du
gouvernement, du CSPN et de la police avec des exécutants au moment même où se
déroulaient les opérations.
Du 7 au 13 février
2004, le portable de Yvon Neptune, le 558-1631, a été utilisé pendant 34.187
secondes, soit 9 hres 33 mns et 46 secondes. 21.319 secondes de ce temps
concernent des appels vers des responsables de police ou de sécurité et des
membres de « Bale Wouze » à Saint-Marc, dont Amanus Mayette. Personnes
concernées par les appels : Jean Gérard Dubreuil, secrétaire d’Etat de la
sécurité publique ; Jean Robert Esther, directeur central des Services
généraux, responsable des questions de finance au niveau de la PNH ; Frantz
Gabriel, commissaire de police, pilote d’hélicoptère ; Oriel Jean, responsable
de la sécurité au Palais National ; Amanus Mayette, principal responsable de «
Bale Wouze » ; Biron Odigé, coordonnateur de la même organisation, directeur de
l’APN de la ville ; Barthélémy Valbrun Jr, directeur des services de sécurité
du Palais National (USP-USGPN- Cat Team) ; Roland Dauphin (alias Black Ronald),
commissaire autoproclamé de St-Marc, au moment des événements.
L’ex- premier
ministre lavalas a utilisé, pendant le massacre, plus de 60% de son temps de
téléphone à régler des questions de police en rapport avec St-Marc, relève
l’instruction. Dans ce cadre, il a réalisé plusieurs appels-conférence avec
Jean Robert Esther, Amanus Mayette et Frantz Gabriel. Il a été également
répertorié plus de 20 appels de Roland Dauphin vers Jean Robert Esther,
uniquement pour la seule journée du 11 février 2004 ; deux appels de Biron
Odigé vers Jean Robert Esther ; plusieurs appels de Amanus Mayette vers Frantz
Gabriel ; 59 appels entre le premier ministre et Jean Robert Esther ; 5 appels
de Jocelerme Privert vers Jean Robert Esther, 6 appels de la directrice générale
de la PNH, Jocelyne Pierre, vers Jean Robert Esther.
En conclusion et en
raison des charges et indices accumulés, le juge instructeur recommande la
poursuite, par-devant le tribunal criminel, des individus dont les noms suivent
: Amanus Mayette, Biron Odigé, Roland Dauphin (alias Black Ronald), Figaro
Désir, Ernest Pascal, Vikès Janvier, Jean Claude Jean-Baptiste dit Jean Claude
Désir, Hervé Méristil, Dieubonnet Mayette, Georges Michel Valbrun, Yvon
Neptune, Jocelerme Privert, Jocelyne Pierre, Jean Gérard Dubreuil, Roody
Berthomieux, Calixte Delatour, Jean Robert Esther, Olvy Emilcar, Pierre
Destinoble, André Louissaint, Féquière ainsi connu, Wantalès Lormejuste, Jean
Baptiste Hora, Harmony Ronald, Williams Baptiste, Mathieu Raphael, Frantz
Gabriel, Baron Brandt Decker, Rony Wayne Lusk (un américain, spécialiste en
mécanique aéronautique), Daniel Timophy Hovermale.
Les personnes au
sujet desquelles des charges et indices suffisants n’ont pu être établis et qui
ne seront pas poursuivies, sont les suivantes :: Jean Bertrand Aristide, Mario
Dupuy, Jonas Petit, Evens Sainturné, Frénot Cajuste, Dany Fabien, Paul Joubert,
Zacharie Dalusmé, Kertus Lafleur, Marcellus Polinet, Paul Polinet, Ronald
Génescar, Robert Valgresseau, Jeniel Marcellin, Johnny Marcellin, Pierre
Jeanty, Ilès Joseph, Fafo Cajuste, Tison Destiné, Larousse Jean Gilles,
Espérancia Pierre, Emmanuel Ulysse, Samuel Edwing St-Eloi, Smay Clotaire, Jean
Elie Bastien, Antoine Daniel, Larousse Jean Jules, Jean Claude Honoré, Gardy
Volcy, Dieulifète Freca ou Milien Somoza, Dieulifète Fleury, Patrick Fleury et
Amson Gédéon. [jmd/RK]
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