samedi 3 novembre 2012

LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AUX ETATS-UNIS


LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AUX ETATS-UNIS
Par Me. André J. Garnier, avocat

Le mécanisme des élections présidentielles aux Etats-Unis d`amérique du Nord est l`un des plus complexes selon les textes.
En effet, il a été préconisé par la Constitution Américaine
de l787 modifié par le l2eme. amendement en 1804.
L`obligation est faite à chaque Etat de désigner, au suffrage universel un nombre d`électeurs présidentiels égal au nombre de ses Représentants et Sénateurs. Ces délégués élisent à leur tour le Président.Ils ont lìmpérieux devoir de voter pour le candidat du parti au nom duquel ils ont été élus c`est-à-dire le parti auquel ils appartiennent.

Dans le cas où la majorité absolue n`est pas obtenue en faveur d`un candidat, c`est à la Chambre des Représentants qu`il échet d`élire le Président parmi les trois candidats ayant le plus grand nombre de voix.Cela ne s`est produit qu`une fois, en 1804. Tout se passe comme si le Président etait élu directement par les électeurs. l`élection est acquise dès que l`on connait le parti qui a obtenu la majorité absolue du vote des électeurs présidentiels. Le vote populaire n`est qu`une simple formalité.

Le Président est,en réalité, l`élu du peuple désigné en fonction du programme politique qu`il représente et qu`il a pour mission de réaliser en dépit des préférences éventuelles du Congrès.  Il est élu pour un mandat de quatre (4) ans, il est immédiatement rééligible pour un second seulement.Il n`y a eu, jusque de nos jours, qu`une exception à cette règle. Le Président Franklin Delano Roosvelt avait rompu avec cette tradition en se faisant réélire trois fois consécutives, à la faveur de la guerre.

D`après le Droit Constitutionnel les Etats-Unis ont un régime présidentiel dans lequel la séparation des pouvoirs est semi-rigide. Elle permet l`indépendance de lÈxécutif. Les Ministres sont choisis par Lui, ils ne sont responsables politiquement que devant Lui seul.  Le Président n`est responsable que du point de vue pénale devant le Congrès qui peut,dans ce cas seulement, le mettre en accusation (impeachment). En retour l`indépendance du Congrès est assurée ce qui ne l`expose pas à la merci de l`Exécutif.

Cette procédure s`apparente à celle des élections présidentielles, au second degré, en Haiti, jusqu`au 16 aout 1946.  Voila en résumé le mécanisme qui enfante le Président de la plus grande puissance économique et militaire actuellement du monde entier.

Me. André J. Garnier, avocat

N.B. Une question est posée ici aux "Démocrates" qui préconisent et qui ne cessent de répéter que la Démocratie passe inévitablement par le vote populaire.:
D`après ce qui vient d`être exposé: Peut-on affirmer que les Etats-Unis ont un régime Démocratique?

A.J.G
Courriel: garnieran@hotmail.com

Site Web: optionhaiti.ca.tc

mercredi 12 septembre 2012

HAïTI : L'ÉTRANGER PEUT-IL ÊTRE PROPRIÉTAIRE DE BIENS FONCIERS EN HAÏTI ?



                                                                                caveant consules
                                      Que les consuls prennent garde  Les Constitutions haïtiennes de 1888 à nos jours, plus d'un siècle, répondent sans équivoque à cette question. Il est donc nécessaire, pour l'édification générale, de remon-ter à l'origine du pouvoir des constituants et des rédacteurs de la Charte des Organisa-tions internationales. Il est aussi et surtout important de considérer ''l'élément de l'in-dépendance de l'état'' (1) habilitant les constituants à protéger le patrimoine national pour le plus grand bien de la nation.                  Pour que l'indépendance soit éffective, ratione materiae, il doit agir sans réserve,comme il l'entend,  refuser d'éxécuter les directives d'un état tiers ou d'obéir servilementaux injonctions d'une quelconque organisation internationale violant la constitution. L'indépendance s'allie à l'autonomie de la compétence étatique, elle implique l'existence de la liberté de décision qui a inspiré, d'après Charles Rousseau, auteur du droit international public, ''les articles (2 § 7) de la charte des nations unies, (15 § 8) de celle de la S.D.N.'', et les constituants haÏtients.
                La lecture des articles 3 et 6 des constitutions de 1888, 1889 illustre clairement ces principes.
art.3 : '' nul, s'il n'est haÏtien, ne peut être propriétaire de biens immobiliers en HaÏti. Néan-
            moins le Pouvoir Législatif peut sur la proposition du Pouvoir Exécutif concéder le droit
            de propriété immobilier aux établissements étrangers reconnus d'utilité publique Dans ce cas, les dommages et contestations survenus à l'occasion des biens immeubles  ainsi
acquis suivent la condition juridique de la propriété haÏtienne, ne peuvent donner lieu
            à aucune intervention diplomatique. 
art. 6 :  nul, s'il n'est haÏtien, ne peut être propriétaire de bien foncier en HaÏti, à quelque
            titre que ce soit, ni acquérir aucun immeuble.''                Toutefois, il n'est pas superflu d'attirer l'attention sur la liste des articles  
répondant depuis plus d'un siècle à cette question, une hypotèque sur les responsabilités de l'actuelle génération .  
CONSTIUTIONS:
16 decembre 1888, art. 3, 9 octobre 1889, art. 6, 12 janvier 1918 art. 6, 15 juillet 1932 art. 5, 10 et 11 janvier1928 art. 5, 2 juin 1935 art.8, celle de 1946 art. 10, celle de 1950 art. 8, celle de 1957 art. 14, celle de 1964 art. 14, celle de 1971 art.14, celle de 1987 Titre lV, art.55 a`55-5
1987 art. 55 '' Le droit de propriété immobilier est accordé à l'étranger résidant en HaÏti pour les besoins de sa demeure.
art.55-1 : Cependant l'étranger résidant en HaÏti ne peut être propriétaire de plus d'une mai-
               son d'habitation dans un même arrondissement. Il ne peut en aucun cas se livrer 
               au trafic de location d'immeubles Toutefois, les sociétés étrangères de promotion
               immobilières bénéficient d'un statut spécial réglé par la loi.
art.55-2 :  Le droit de propriété immobilière est également accordé à l'étranger résidant en 
               HaÏti et aux sociétés étrangères pour les besoins de leurs entreprises agricoles,
               industrielles, religieuses, humanitaires ou d'enseignement, dans les limites et con-
              ditions déterminées par la loi.
art.55-3 : Aucun étranger ne peut-être propriétaire d'un immeuble bordé par la frontière ter-
              restre haÏtienne.

art.55-5    Les contrevenants aux sus-dites dispositions ainsi que leurs complices seront
                punis conformément à la loi. 
Voila l'héritage que nous ont légué les pionniers haÏtiens. La génération contemporaine a pour impérieuse obligation d'en assurer la pérénité pour la protection sacro-sainte du patrimoine national.
(1) C.ROUSSEAU Drt int.publ. p 92 

                                                                          Me. André J. Garnier, avocat


mercredi 25 juillet 2012

HAÏTI : LA MISÈRE AU SEIN DE LA RICHESSE



Ad augusta per angusta

À des résultats grandioses par des voies étroites

Le ciel, dans sa bonté infinie, dota l’Ile d’Haïti de ressources naturelles susceptibles de faire d’elle un paradis sur terre. Son sous-sol regorge d’or, de cuivre, de fer, de l’or noir ou pétrole, de bauxite, d’uranium, d’iridium etc. Elle occupe la seconde place, après l’Afrique du Sud pour ce dernier. Les périodes de son histoire semblent indiquer un passage du livre ; la face cachée du pétrole d’Éric Laurent : «l’univers du pétrole est exactement de la même couleur que le liquide convoité : noir, exacerbant les penchants les plus sombres de la nature humaine. Il suscite les convoitises, attise les passions, provoque trahisons et affrontements meurtriers, conduit aux manipulations les plus éhontées…»
En effet, ces éléments de prospérité de la perle des Antilles ont toujours été le sujet de lucre, de convoitise des colons : Au cours de la période indienne, attirés par l’or les aventuriers en quête de fortune y affluèrent. Ils négligèrent, à dessein l’agriculture, au profit de l’exploitation des mines imposée aux indiens, à leur préjudice, ils périrent par millier. Plus près de nous, ce don est devenu la justification d’un important support aux dictateurs apatrides dont la mission consistait à éliminer les communistes, les nationalistes, les citoyens qui pensent pays et au bien-être du peuple. Et depuis, des études, prospections secrètes et publiques ont permis de déterminer le potentiel des ressources naturelles de l’Ile. À cette forme de soutien s’ajoute, par une voie détournée, l’asservissement inhumain : «Partage de la souveraineté, (R2P), non négociable ainsi que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la mondialisation économique et politique» (1), la loi Hillary Clinton du 3 novembre 2006 faisant d’Haïti, sans droit ni qualité, un territoire américain, cette loi a été promulguée par le Président Bush en 2009, un vrai complot ourdi par les amis d’Haïti.
Préalablement à tout ce qui précède, l’assiette économique du pays reposait sur l’exportation du maïs, miel, épicarpe d’orange, sisal, noix d’acajou, coton, cacao, riz, café, sucre etc. Cette opération générait un mouvement osmotique : l’importation de devises, le paiement des factures étrangères et des voies et moyens du budget de la République. Des procédés contraires à l’orthodoxie, pour un pays à revenus presque inexistants : la vente, la destruction de la minoterie, du ciment d’Haïti, de la téléphonie, etc. l’ont transformé en un état mendiant. Au fur et à mesure que l’étau se resserre l’aide américaine compensait le manque de rentrées jusqu’à la descente aux enfers du pays : mendicité internationale, pays corrompu le plus pauvre de l’hémisphère. Toutefois, il n’est pas superflu de rappeler que les déboires peu louables sus-mentionnés sont dus à l’insouciance, l’ignorance des procédures d’administration des dirigeants et leurs intérêts personnels. En effet, la culture du riz répondant à l’entière consommation locale et à l’exportation pratiquée sur 32 000 carreaux de terre irrigués grâce à l’initiative du Président Dumarsais Estimé (ODVA) n’est que le souvenir d’un rêve nostalgique. (2)
L’insouciance, la vénalité ont facilité la signature d’un contrat d’importation du riz de Texas actuellement sur le marché local. Les artifices ne s’arrêtent pas là, des subterfuges calculés aboutissent, avec la complicité de l’ONU, à l’imposition d’une occupation militaire déguisée, une insécurité importée, à la nomination de dirigeants chargés d’une mission secrète; mais oubliant le jugement du tribunal populaire et celui de l’Histoire. La situation précaire d’Haïti fait appel, d’une part, aux devoirs de ses fils envers elle, à leur civisme, et à l’abstraction de leurs différends. D’autre part, à l’observance scrupuleuse par les membres du Pouvoir de l’ÉTAT de leurs responsabilités constitutionnelles suivantes :
  1. La lettre de la Constitution, qu’on n’interprète pas, doit toujours prévaloir comme il en est pour tous les autres peuples.
  2. Garantir les droits inaliénables et imprescriptibles du peuple Haïtien.
  3. Préserver l’intégrité du Territoire de la République d’Haïti, conformément à l’article 8 de la constitution de 1987 encore en vigueur malgré le mépris des principes et de la doctrine du droit constitutionnel.
  4. L’observance stricte du titre IV de la Constitution. La révision des contrats d’exploitation des mines d’Or et autres d’Haïti signés par le bureau des mines liant les responsabilités de l’État Haïtien ( )
  5. Tenir compte du contexte de la géopolitique actuelle.
À cette croisée des chemins le pays peut juguler la misère, sortir de la mendicité internationale par l’exploitation de ses ressources naturelles sous le bénéfice de l’article 36-6 de la Charte Suprême de l’État.
Art. 36-6 : «La loi fixe les règles qui conditionnent la liberté de prospection et le droit d’exploiter les mines et carrières du sous-sol, en assurant au propriétaire de la surface, aux concessionnaires et À L’ETAT HAÏTIEN UNE PARTICIPATION ÉQUITABLE AU PROFIT QUE PROCURE LA MISE EN VALEUR DE CES RESSOURCES NATURELLES.» Les dividendes générés par cette entreprise appellent un programme de reboisement, de conservation de sol, de création de centres ruraux, de coopératives de production. Ces deux derniers doivent être supervisés, financés et encadrés par d’honnêtes techniciens.
Conscient de la situation que nous confrontons, je convie les dirigeants, les Haïtiens, Haïtiennes de tous les horizons à l’union sacrée autour de notre drapeau. À ouvrir grands les yeux pour mieux voir et lire, les oreilles pour entendre, nous armer de courage pour une cause juste : notre survie en tant qu’un peuple libre. Nous aurons ainsi affirmé, une nouvelle fois, que 1804 n’est pas vain, que la page d’histoire : l’abolition universelle de l’esclavage que nous avons écrite, pour laquelle nous sommes encore en train de payer doit se perpétuer à jamais. Ainsi nous aurons ensemble contribué à la délivrance du peuple haïtien de l’asservissement, de la charité, de la mendicité abjecte et substitué un mieux-être, la dignité à ses maux, Que Dieu nous vienne en aide.
Me. André J. Garnier, avocat
Recherches sur Google : (1) R2P, Is it true Haïti become a US territory Hillary Clinton, mondialisation économique et politique. (2) : Il a réhabilité la classe moyenne et non le noirisme, il a permis à des éléments de cette classe d’être consuls, ministres, ambassadeurs, etc. contrairement à l’exclusion des gouvernements précédents. Trahi par cette classe, il a été renversé pour son patriotisme. Il mourut en exil à Presbyterian Hospital. (3) afin d’éviter le recours à la doctrine de HENRY Lewis Stimson secrétaire d’état à la guerre USA déjà appliquée sur 5 continents. (4) Rapport Collier, Haïti pétrole compagnie ATRECO.
CE QUE TOUT HAÏTIEN DOIT LIRE ET SAVOIR

jeudi 5 juillet 2012

HAITI -- HISTOIRE -- Discours de Frederick Douglass sur Haiti un texte a lire absolument...


-- Discours de Frederick Douglass sur Haiti un texte a lire absolument... Date: Thu, 19 Apr 2012 21:41:01 -0400  
   

  

    Un texte à lire absolument. 
Une  description multidimensionnelle d'Haïti faite par un américain en 1893.

 


Frederick Douglass 
Traductions 
DISCOURS DE FREDERICK DOUGLASS SUR HAÏTI 

Prononcé le 2 janvier 1893 à l’occasion de l’inauguration du 
pavillon haïtien à la Foire Internationale de Chicago 1. 

FREDERICK DOUGLASS, Lecture on Haïti : The Haïtien pavillon dedication ceremonies delivered at the World’s fair, in Jackson Park, Chicago,Jan. 2d, 1893. : By the Hon. Frederick Douglass. Introductory by Prof. David Swing. Response of the Director-General Geo. R. Davis, Chicago, 1893, 57 p. 
Traduction de Marlène Rigaud Apollon 
Moun - Revue de philosophie 4 (2006) 124-146 

Personne ne devrait avoir la présomption de se présenter devant un auditoire américain intelligent sans avoir un sujet important ou un but sérieux. 
Quels que soient les autres domaines où je suis peut-être déficient, j’espère avoir les qualifications nécessaires, en ce qui concerne et mon sujet et mon but, pour m’adresser à vous ce soir. 

Mon sujet est Haïti, la République Noire; la seule République Noire au monde qui se soit faite elle-même. Je dois vous parler de son caractère, de son histoire, de son importance, de sa lutte contre l’esclavage pour parvenir à la liberté et de sa condition de nation. Je dois vous parler de son progrès au point de vue civilisation ; de ses relations avec les États-Unis; de son passé et de son présent ; de son destin probable ; et de l’importance de son exemple comme République libre et indépendante pour le destin de la race africaine dans notre pays et ailleurs.  Si, par un énoncé véridique des faits et une déduction correcte faite à partir d’eux, j’arrive à promouvoir, à n’importe quel degré, une meilleure compréhension de ce qu’est Haïti et à permettre une meilleure appréciation de ses mérites et de ses services au monde ; surtout, si je peux promouvoir des sentiments plus amicaux à son égard dans ce pays et, en même temps, donner à Haiti elle-même, comme amie, une idée de ce que ses amis et le mondecivilisé espèrent et attendent d’elle, à juste titre, j’aurai atteint mon but. 

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une bonne entente devrait exister entre Haïti et les États-Unis. Sa proximité, la similarité de son système de gouvernement, ses importantes et grandissantes relations commerciales avec nous devraient à elles seules nous rendre profondément intéressés à son bien-être, à son histoire, à son progrès et à ce que peut être son destin. 

Haïti est un pays riche. Elle a beaucoup de choses dont nous avons besoin et nous avons beaucoup de choses dont elle a besoin. Les relations entre nous sont aisées. Si on mesure la distance par le nombre d’heures et l’amélioration des bateaux à vapeur, Haïti n’est qu’à trois jours de New York et à trente-six heures de la Floride; en fait, une voisine toute proche. Pour cette raison, et pour d’autres aussi importantes, des relations amicales et profitables devraient subsister entre les deux pays. Bien que nous ayons mille ans de civilisation derrière nous et Haïti seulement un siècle; bien que nous soyons grands et Haïti petite; bien que nous soyons puissants et Haïti faible; bien que nous soyons un continent et Haïti, elle, est bornée de toutes parts par la mer, le temps viendra peut-être où, même dans sa faiblesse, Haïti pourra être une force pour les États-Unis.  Maintenant, malgré cette évidente possibilité, c’est un fait remarquable et 
déplorable qu’alors qu’Haïti est si proche de nous et tellement capable de 
nous être utile; alors que, comme nous, elle essaie d’être une république soeur et est désireuse d’avoir un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple; alors qu’elle est l’un de nos meilleurs clients, vendant son café et ses autres produits de valeur à l’Europe contre de l’or et nous envoyant son or pour acheter notre farine, notre poisson, notre huile, notre bœuf et notre porc; alors qu’elle enrichit ainsi nos marchands et nos fermiers et notre pays en général, elle est l’unique pays auquel nous tournons le dos. 

Nous l’accusons d’être plus amicale envers la France et les autres pays européens qu’envers nous. Cette accusation, si elle est vraie, a une explication naturelle et la faute nous revient plus qu’à Haïti. Personne ne peut faire état d’aucun acte que nous ayons posé pour gagner le respect et l’amitié de cette République noire. Si, comme on le prétend, Haïti est plus cordiale envers la France qu’envers les États-Unis, c’est en partie parce qu’Haïti est elle-même française. Sa langue est française; sa littérature est française, ses mœurs et ses manières sont françaises; ses ambitions et aspirations sont françaises; ses lois et modes de gouvernement sont français ; son clergé et son éducation sont français; ses enfants vont étudier en France et leurs esprits sont remplis des idées françaises et de la gloire française.  Mais une raison plus profonde de la froideur entre nos pays est la suivante: 


Notre civilisation si vantée est loin en arrière de toutes les autres nations en ce qui a trait à cet acte sublime de repentir et de pardon.[Applaudissements.] Dans tous les autres pays du globe, un citoyen d’Haïti est assuré d’un traitement civil. [Applaudissements.] Dans toutes les autres nations, sa souveraineté est reconnue et acceptée. [Applaudissements.]  Partout où tout autre homme peut aller, il peut aller. [Applaudissements.] Il n’est pas repoussé, exclu ou insulté à cause de sa couleur. [Applaudissements.] Tous les lieux de divertissements et d’enseignement lui sont ouverts. [Applaudissements.] La situation est grandement différente pour lui quand il s’aventure à l’intérieur des frontières des États-Unis. [Applaudissements.] 

De plus, après qu’Haïti eut secoué les chaines de l’esclavage, et longtemps après que sa liberté et son indépendance eurent été reconnues par toutes les autres nations civilisées, nous avons continué à refuser de reconnaitre ce fait et l’avons traitée comme si elle était en dehors de la communauté des nations. 
Personne ne saurait oublier de sitôt un tel traitement ni s’empêcher d’en 
éprouver des ressentiments sous une forme ou une autre. [Applaudissements.] 
Ne pas le faire serait attirer à bon droit le mépris. 

Dans sa nature même, le pays possède beaucoup pour inspirer à son peuple 
force, courage et respect de soi. Topographiquement, le pays est magnifiquement beau, grandiose et impressionnant. Revêtu de son atmosphère bleue et parfumée, il s’élève de la mer environnante dans une splendeur sans égale. En décrivant la grandeur et la sublimité de leur pays, les Haïtiens pourraient également adopter la description poétique de notre propre fier pays. [Applaudissements.] 
Une terre de forêts et de rochers 
De mers d’un bleu profond et de grandioses rivières 
De montagnes dressées dans l’air pour railler 
La secousse de l’orage, le frissonnement de l’éclair 
Mon vert pays à moi, pour toujours. 
C’est un pays d’une beauté frappante, diversifiée par des montagnes, des 
vallées, des lacs, des rivières et des plaines, et qui contient en lui-même 
tous les éléments nécessaires pour une grande et durable richesse. La composition calcaire de ses montagnes et de son sol est une garantie de fertilité perpétuelle. Sa chaleur tropicale et son humidité insulaire maintiennent sa végétation fraîche, verte et vigoureuse toute l’année. À une altitude de huit milles pieds, ses montagnes sont encore recouvertes de forêts d’une grande variété et d’une grande valeur. Son climat, variant avec l’altitude comme celui de la Californie, s’adapte à toutes constitutions humaines et à toutes formes de productions agricoles. 
Fortuné dans son climat et dans son sol, il l’est aussi dans sa géographie. 
Ses côtes sont marquées de nombreuses indentations formées par des bras de mers, des rivières et des ports où tous types de vaisseaux peuvent jeter l’ancre sans danger, facilitant le commerce. Protégée de chaque côté par des montagnes altières, riches en verdure tropicale de leur base à leur cime, ses eaux bleues parsemées ici et là des ailes blanches des bateaux de commerce de tous les pays et de toutes les mers, la Baie de Port au Prince rivalise presque avec celle de Naples, plus fameuse et la plus belle du monde. 
L’une des baies du pays a attiré le regard du gouvernement américain. 
Le Môle St. Nicolas, dont nous avons beaucoup entendu parler et entendrons parler beaucoup plus encore, est un port splendide. On le désigne, comme il se doit, le Gibraltar de ce pays. Il commande le Passage du Vent, la porte naturelle du commerce du nouveau comme de l’ancien monde. Important maintenant, nos politiciens prévoient qu’il le sera plus encore quand le Canal de Nicaragua sera achevé. Par conséquent, nous voulons de ce port comme station navale. On pense que la nation qui peut l’acquérir et le conserver sera maîtresse de la terre et de la mer dans son voisinage. Des Américains ont dit quelques paroles irréfléchies au sujet de l’acquisition de ce port. [Applaudissements.] «Nous devons l’avoir pacifiquement, si nous pouvons, par la force si nécessaire » disent-ils. Je doute que nous l’obtiendrons par l’un ou l’autre moyen, [Applaudissements] pour la simple raison qu’Haïti ne se rendra pas paisiblement et qu’il coûterait beaucoup trop de l’arracher d’elle de force. [Applaudissements.] 

Je pensais, dans ma naïveté quand j’étais Ministre et Conseiller Général en Haïti, qu’elle pourrait, en geste de courtoisie, faire cette concession aux États-Unis, mais j’ai bientôt découvert que le jugement d’un Ministre américain n’était pas le jugement d’Haïti. Jusqu’à ce que je fasse l’effort pour l’obtenir, je ne connaissais pas la force et la vigueur du sentiment avec lequel il allait être refusé. [Applaudissements.]  Haïti a quelque répugnance à perdre contrôle d’un seul pouce de son territoire. [Applaudissements.] Aucun homme politique en Haïti n’oserait faire peu de cas de ce sentiment. Aucun gouvernement ne pourrait le faire sans qu’il ne coûte au pays révolution et effusion de sang. [Applaudissements.]  Je ne croyais pas que le Président Harrison souhaitait que je poursuive le sujet jusqu’à obtenir ce  résultat. [Applaudissements.] Au contraire, je crois que, comme ami de la race noire, il désirait la paix dans ce pays.   [Applaudissements.] 

La tentative de créer des sentiments de colère aux États-Unis contre Haïti, 
parce qu’elle a jugé convenable de nous refuser le Môle St. Nicolas, 
n’est ni raisonnable ni honorable. Il n’y avait ni insulte ni mauvaise foi 
dans cette affaire. Haïti a le même droit de refuser que nous avons de demander et il n’y avait d’insulte ni dans la demande ni dans le refus. [Applaudissements.] 
Frederick Douglass 128  Ni l’importance commerciale d’Haïti, ni son importance géographique ou numérique ne doivent être sous-estimées. [Applaudissements.] Si elle désire beaucoup du monde, le monde désire beaucoup de ce qu’elle possède.  [Applaudissements.] Elle produit du café, du coton, du bois de campêche, du bois d’ébène et du gaïac. Le revenu que le gouvernement réalise de ces produits est entre neuf et dix millions de dollars. Avec un tel revenu, si Haïti pouvait être délivrée des révolutions, elle pourrait facilement devenir, en proportion à son territoire et à sa population, le pays le plus riche du monde. [Applaudissements.] Et pourtant, elle est comparativement pauvre, parce qu’elle est révolutionnaire. 

La population d’Haïti est estimée à près d’un million. Je pense que le nombre actuel dépasse cette estimation. Dans les villes et les cités du pays, les gens sont en grande partie de sang mixe et leur couleur va du noir au blanc. Mais les habitants de l’intérieur sont de sang noir pur. La couleur dominante parmi eux est brun foncé avec un soupçon de chocolat.  A plusieurs égards, ils sont assez beaux. Il y a en eux une sorte de majesté.  Ils se tiennent debout avec fierté comme s’ils étaient conscients de leur liberté et de leur indépendance  [Applaudissements.] J’ai trouvé les femmes bien supérieures aux hommes. Elles sont élastiques, vigoureuses et belles. Elles se déplacent avec la cadence d’un cheval de race. La production, la richesse et la prospérité du pays dépendent largement d’elles.  [Applaudissements.] Elles fournissent des provisions aux villes et cités, les transportant sur des distances de quinze à vingt miles 2 et souvent elles portent un bébé comme charge additionnelle. Curieusement, ce bébé est attaché au côté de la mère. Elles ont l’air de ne faire aucun cas de leur fardeau, de la longueur du voyage ou de ce poids supplémentaire. Desmilliers de ces femmes de campagne en robes bleues simples et foulards multicolores, marchent en file le long des routes conduisant à Port au Prince. Le spectacle est certainement frappant et pittoresque. Une bonne partie des produits du marché est aussi amenée des montagnes sur des 
ânes, mules, petits chevaux et bétail. Dans le traitement de ces animaux, 
nous voyons en Haïti une cruauté héritée de l’ancien système esclavagiste. 
Elles les battent sans merci.  J’ai dit que les hommes ne m’ont pas frappé comme étant les égaux des femmes. Je pense que cela est dû largement au fait que la plupart d’entre eux sont contraints de passer une bonne partie de leur vie comme soldats au service de leur pays et c’est une vie souvent néfaste à la croissance de toutes qualités viriles. Un homme sur trois que vous rencontrez dans les rues de Port-au-Prince est un soldat. Sa vocation est contre nature. Il est séparé de son foyer et du travail. Il est tenté de passer une bonne partie 
de son temps à jouer, boire et à s’adonner à d’autres vices destructeurs; 
des vices qui ne manquent jamais de se manifester de façon répulsive 
dans les manières et le comportement de ceux qui s'y adonnent. Quand 
j’ai marché à travers les rues de Port-au-Prince et ai vu ces hommes ternis, 
délabrés et mous, je me suis surpris à reprendre sur Haïti la lamentation 
de Jésus sur Jérusalem, me disant, « Haïti ! Pauvre Haïti! Quand 
apprendra-t-elle et pratiquera-t-elle ce qui lui apportera la paix et le 
bonheur ? »  Aucune autre terre n’a de cieux plus lumineux. Aucune autre terre n’a d’eau plus pure, de sol plus riche ou de climat plus heureusement diversifié. 
Elle a toutes les conditions naturelles essentielles pour devenir un pays noble, prospère et heureux. [Applaudissements.] Pourtant, la voici, déchirée et brisée par les révolutions de factions bruyantes et par des anarchies; pataugeant d’année en année dans un labyrinthe de misère sociale. 

De temps en temps, nous la trouvons convulsée par une guerre civile, engagée dans le terrible travail de la mort; répandant avec frénésie son propre sang et conduisant ses meilleurs cerveaux à un exil sans espoir. Port-au-Prince, une ville de soixante mille âmes, capable d’être transformée en l’une des plus saines, des plus heureuses et l’une des plus belles villes des Antilles a été détruite par le feu une fois chaque vingt-cinq ans de son histoire. L’explication est celle-ci : Haïti est un pays de révolutions. 

Elles éclatent sans avertissement et sans excuse. La ville peut être là au 
coucher du soleil et disparaître au matin. Des ruines splendides, autrefois 
les maisons de riches, se voient dans chaque rue. Dans différentes parties 
de la ville, de grands dépôts, autrefois les propriétés de riches commerçants, 
nous sautent à la vue avec leurs murs détériorés et détruits. Quand nous demandons: « D’où viennent ces ruines lamentables? » « Pourquoi n’ont-elles pas été reconstruites? » on nous répond par un mot… un mot d’agonie et de sombre terreur, un mot qui va au cœur de tous les malheurs de ce peuple: « la révolution ! » Les incertitudes et insécurités causées par cette folie révolutionnaire d’une partie du peuple sont telles, qu’aucune compagnie d’assurance n’assurera les propriétés à un taux que les moyens du propriétaire lui permettent de payer. Dans de telles conditions, il est impossible d’avoir un esprit quiet. Il y a même une anticipation chronique, fiévreuse de désastres possibles. Des feux incendiaires: feux commencés spontanément comme marque d’insatisfaction contre le gouvernement ; feux par vengeance personnelle, et feux pour promouvoir une révolution sont d’une fréquence étonnante. On pense parfois que cela est dû au caractère de la race. Loin de là. [Applaudissements.] Les gens ordinaires en Haïti sont assez pacifiques. Ils n’ont aucun goût pour les révolutions. La faute ne revient pas au grand nombre d’ignorants mais au petit nombre des éduqués ambitieux. Trop fiers pour travailler et pas disposés à faire du commerce, ils font de la politique l’affaire de leur pays. Gouvernés ni par amour ni par compassion pour leur pays, ils ne se 
soucient pas des abîmes où ils peuvent plonger. Aucun président, quel que soit son degré de vertu, de sagesse et de patriotisme ne leur convient quand il arrive qu’eux-mêmes n’ont pas le pouvoir.  Je souhaiterais pouvoir dire que ceux-ci sont les seuls conspirateurs contre la paix en Haïti mais je ne le peux. Ils ont des alliés aux États-Unis.  Des développements récents ont montré que même un ancien Ministre des États-Unis, résident et Consul Général de ce pays s’est prononcé contre le gouvernement actuel d’Haïti. Il se trouve que nous avons des hommes dans ce pays qui, pour réaliser leurs objectifs personnels et égoïstes 
éventeront la flamme de la passion entre les factions en Haïti et aideront en plus à fomenter des révolutions.  

À leur honte, qu’on sache que des Américains hautement placés se sont vantés de leur habileté à commencer une révolution en Haïti à leur gré.  Ils n’ont qu’à rassembler assez d’argent, disent-ils, avec lequel armer et équiper les mécontents de chaque faction, pour atteindre leur objectif.  Des hommes qui ont de vieilles munitions de guerre ou de vieux bateaux à vendre, des bateaux qui couleront à la première tempête, ont un intérêt à attiser une lutte en Haïti Cela leur donne un marché pour leurs viles marchandises. D’autres, aux tendances de spéculateurs et qui ont de l’argent à prêter à un taux élevé d’intérêt sont heureux de conspirer avec les chefs révolutionnaires de l’une ou l’autre faction pour leur permettre de commencer une insurrection sanglante. Pour eux, le bien d’Haïti n’est rien, l’effusion de sang humain n’est rien; le succès d’institutions libres...

vendredi 22 juin 2012

HAITI : PEUT-ON LÉGALEMENT PUBLIER L'AMENDEMENT DE LA CONSTITUTION, UN AN APRÈS SA PUBLICATION NON CONFORME ?

         En aucun cas une publication est possible, il en est de même pour tous les pays de la planète 
          qui se respectent. 
                     En effet, les délais prévus par la Constitution de 1987, en vigueur malgré l'opinion erronée de cer-
                    tains, de la société internationale, l'interdisent après la publication non conforme par le Président Préval
          Il était le Seul désigné par la Charte Suprême de l'Etat pour l'accomplissement de cette tâche. Il ne
          s'aurait s'agir nullement de son successeur non encore élu. S'il en était ainsi l'on se trouverait en pré-
          sence d'un cas interdit par la loi :
                                             < d'un pacte sur succession future>,
          de sa substitution, sans droit ni qulité au Président Préval.
                    Les textes font obligation d'acheminer l'amendement obtenu au Chef de l'État en charge qui
          ne peut, en aucun cas ,bénéficier des avantages qui en découlent. Tandis qu'il n'en est pas de même
          pour son successeur.
                    Un dilemme vient d'être imposé gratuitement à la République Souveraine et Indépendante
          d'Haiti : une vraie crise constitutionnelle, à bon entendeur salut.
 
                                                                   Me. André J. Garnier, avocat    

mardi 19 juin 2012

Les Milliards d'Haïti - Une Exclusive Interview de Colin Powell...


Why The US Owes Haiti Billions - The Briefest History
(Original English Version below) 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Gross-Powell.jpg
Les Milliards d'Haïti - Une exclusive interview  de Colin Powell
Collin Powell se passe de présentation. « De sensibilité plutôt démocrate, le général Powell reste fidèle au parti de Ronald Reagan (républicain), entraînant avec lui bon nombre de Noirs américains, séduits par le culte de l'effort personnel ("self-help") et de la réussite individuelle, spécifiques des années Reagan ». Fils d'immigré jamaicain, Ex Chef d'Etat-major des armées des Etats-Unis, Ex-Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, etc...devenu simple citoyen, il se paie la liberté de commenter sans fard et sans ambages le viol et le vol impunis d'Haiti par les Etats-Unis et la France. Ebranlé par le macabre tableau résultant du seisme en Haiti, le trop plein de son coeur s'est renversé sans nuance et sans maquillage lors de son interview par Bill Quigley, Legal Director for the center for Constitutional Rights and a long-time Haiti human rights advocate. 
C'est un cri de révolte. Avec une certaine rage, il confont les Etats-Unis à ses devoirs de conscience en relation à ses collusions avec la France pour avoir débauchés et ruinés Haiti pendant plus de deux siècles. Il réclame réparations et jusitice.
Ce qu'il raconte ne nous est point étranger, Tout bonnement, il peut faire trembler d'effroi l'étranger non encore sorti des cavernes. C'est un secret de polichinelle. Mais extrait du subconcient de Collin Powell, le message vient de couvrir une autre dimension. Le pseudo voile de l'anonymat vient d'être déchiré par les mots incendiaires qui sortent de sa bouche, tel un torrent de feu pour dénoncer et fustiger tous les hypocrites et ignorants qui feignent de ne pas connaitre cette relation  de cause à effet.
En 1992, après la Guerre du Golf, plusieurs sollicitations avaient failli l'emmener, comme Obama aujourd'hui, à la présidence des Etats-Unis. Après maintes réflexions, il avait fini par décliner les offres et surtout celle de devenir le colistier de Bob Dole pour la présidentielle de 1996.
Vous allez prendre connaissance de cet extrait d'interview qui nous a été soumis par notre ami du Canada Max Dorismond dans sons souci de nous tenir tous informés. Une publication exclusive de Haiti Connexion Network. Toutefois, n'hésitez pas, chers lecteurs à poser l'équation: « Si Powell était devenu Président des Etat-Unis, ce coup de sang aurait-il été bénéfique pour Haiti ou aurait-il étouffé son maître? » Bonne lecture !
Herve Gilbert
Why The US Owes Haiti Billions - The Briefest History
Why does the US owe Haiti Billions? Colin Powell, former US Secretary of  State, stated his foreign policy view as the "Pottery Barn rule." That is - "if you break it, you own it." 
Pourquoi Les Etats-Unis doivent des Billions à Haiti ? Colin Powell, ancien Sécrétaire d'Etat du gouvernement américain, disait que selon lui, la politique étrangère  est comme la règle de Pottery Barn, c'est-à-dire « si vous le cassez, vous en êtes le propriétaire ».
The US has worked to break Haiti for over 200 years. We owe Haiti . Not charity. We owe Haiti as a matter of justice. Reparations. And not the $100 million promised by President Obama either - that is Powerball money. The  US owes Haiti Billions - with a big B.
Les Etats-Unis ont travaillé depuis deux cents ans à l'écrasement d'Haiti. Nous avons une lourde dette envers Haiti. Ce n'est pas de la charité . C'est une question de Justice. Nous y avons un devoir de réparation. Les 100 millions de dollars promis par le Président Obama n'est qu'une bagatelle qu'on peut gagner à la loterie "Power Ball". Il y a rien là. Le gouvernement américain doit à Haiti des Billions avec un grand B .
  
The US has worked for centuries to break Haiti . The US has used Haiti like a plantation. The US helped bleed the country economically since it freed  itself, repeatedly invaded the country militarily, supported dictators who  abused the people, used the country as a dumping ground for our own  economic advantage, ruined their roads and agriculture, and toppled  popularly elected officials. The US has even used Haiti like the old  plantation owner and slipped over there repeatedly for sexual recreation.  
Les Etats-Unis ont travaillé depuis des siècles à la destruction d'Haiti . Nous avons utilisé Haiti comme notre domaine, notre propriété. Les Etats-Unis ont aidé à saigner le pays économiquement  depuis qu'il  s'est libéré du joug de l'esclavage. Ils l'ont envahi militairement  à maintes reprises, ont longtemps supporté les dictateurs qui abusaient du peuple en utilisant le pays comme un dépotoir dans l'intérêt de nos propres avantages économiques. Ils ont entravé leur développement, ruiné leur  agriculture  et renversé les gouvernements populaires légalement élus. Les Etats-Unis ont même utilisé Haiti comme leur cour de recréations à des fins sexuelles.
  
Here is the briefest history of some of the major US efforts to break Haiti
Voici un bref rappel historique de plusieurs  tentatives des Etats-Unis visant à détruire Haiti  
In 1804, when Haiti achieved its freedom from France in the world's first  successful slave revolution, the United States refused to recognize the  country. The US continued to refuse recognition to Haiti for 60 more years.  Why? Because the US continued to enslave millions of its own citizens and feared recognizing Haiti would encourage slave revolution in the US.
En 1804, quand Haiti conquit son indépendance de la France, la première révolution d'esclaves réussie dans le monde, les Etats-Unis refusèrent de reconnaitre le nouveau pays. Ils ont nié l'indépendance d'Haiti pendant plus de 60 ans. Pourquoi ? Parce qu'ils continuèrent de maintenir en esclavage des millions de ses propres citoyens. Ils évitaient comme la peste cette reconnaissance, de crainte de ne pas alimenter la révolution appréhendée des esclaves sur son propre territoire.
After the 1804 revolution, Haiti was the subject of a crippling economic  embargo by France and the US . US sanctions lasted until 1863. France  ultimately used its military power to force Haiti to pay reparations for  the slaves who were freed. The reparations were 150 million francs. ( France sold the entire Louisiana territory to the US for 80 million francs!)
Après la révolution de 1804, Haiti a été l'objet d'un embargo économique coercitif mis en place par la France et les Etats-Unis. Les sanctions américaines durèrent jusqu'en 1863 et finalement la France fort de sa puissance militaire, contraignit Haiti à lui verser une idemnité de 150 millions de francs pour les pertes subies par ses colons suite à cette revolution. (La France a vendu l'ensemble du territoire de la Louisiane aux Etats-Unis pour 80 millions de francs)
Haiti was forced to borrow money from banks in France and the US to pay  reparations to France . A major loan from the US to pay off the French was  finally paid off in 1947. The current value of the money Haiti was forced  to pay to French and US banks? Over $20 Billion - with a big B. 
Haïti a été obligé d'emprunter auprès des banques de France et des Etats-Unis  pour rencontrer cette obligation abusive. La  grande partie de l'emprunt obtenu aux Etats-Unis en vue de payer cette indemnité à la France a finalement été remboursée vers 1947. La valeur actuelle de ces 150 millions versés aux Francais et aux banques américaines se chiffrent  aujourd'hui à  plus de 20 milliards de dollars - avec un grand M.
 
The US occupied and ruled Haiti by force from 1915 to 1934. President  Woodrow Wilson sent troops to invade in 1915. Revolts by Haitians were put  down by US military - killing over 2000 in one skirmish alone. For the next  nineteen years, the US controlled customs in Haiti , collected taxes, and  ran many governmental institutions. How many billions were siphoned off by  the US during these 19 years? 
Les États-Unis ont occupé et contrôlé Haïti par la force de 1915 à 1934. Le président Woodrow Wilson y débarqua des troupes sur l'île en 1915. Les révoltés  Haïtiens ont été réprimées par l'armée américaine - tuant plus de 2000 d'entre eux dans une seule escarmouche. Durant les prochaines dix-neuf années de l'occupation, les Etats-Unis ont contrôlé les douanes d'Haïti, collectaient les impôts, et dirigeaient d'une main de fer de nombreuses institutions gouvernementales. Combien de milliards ont été détournés par les États-Unis pendant ces 19 ans?
 
From 1957 to 1986 Haiti was forced to live under US backed dictators "Papa  Doc" and "Baby Doc" Duvlaier. The US supported these dictators economically  and militarily because they did what the US wanted and were politically  "anti-communist" - now translatable as against human rights for their  people. Duvalier stole millions from Haiti and ran up hundreds of millions in debt that Haiti still owes. Ten thousand Haitians lost their lives.  Estimates say that Haiti owes $1.3 billion in external debt and that 40% of that debt was run up by the US-backed Duvaliers. 
De 1957 à 1986, Haïti a été contraint de vivre sous les régimes dictatoriales de "Papa Doc" et "Baby Doc" supportés par les Etats-Unis .Ces derniers ont soutenu ces dictateurs économiquement et militairement. Pour les bénifices des USA, ces valets devraient pratiquer un anti-communiste notoire et sans faille. Ce qu'ils ont appliqué et pratiqué avec cruauté et sans ménagement aucun, au detriment du droit de leur peuple. Les Duvalier ont volé des millions durant leur règne  et ont encouru des centaines de millions de dettes qu' Haïti doit encore aujourd'hui. Dix mille Haïtiens ont perdu leur vie Durant cette époque. En toute estimation, Haiti doit 1,3 milliard de dollars de dette extérieure,  mais 40 % de celle-ci originent de la période durant laquelle les USA supportaient les Duvalier.
Thirty years ago Haiti imported no rice. Today Haiti imports nearly all its  rice. Though Haiti was the sugar growing capital of the Caribbean , it now  imports sugar as well. Why? The US and the US dominated world financial  institutions - the International Monetary Fund and the World Bank – forced  Haiti to open its markets to the world. Then the US dumped millions of tons  of US subsidized rice and sugar into Haiti - undercutting their farmers and  ruining Haitian agriculture. By ruining Haitian agriculture, the US has  forced Haiti into becoming the third largest world market for US rice. Good  for US farmers, bad for Haiti . 
Il y a trente ans, Haïti  n'importait pas de riz. Aujourd'hui, Il fait venir de l'étranger presque tout son riz. Bien qu' Haïti  fût autrefois l'un des plus grands producteurs de sucre dans les Caraïbes, aujourd'hui, il en importe. Pourquoi? Les États-Unis dominent les institutions du monde financier - le Fonds monétaire international et la Banque mondiale -  Au nom de la mondialisation, Ils ont contraint Haïti à ouvrir leurs marchés au monde. Ensuite, Ils (USA) ont envahi leur marché avec des tonnes de riz et de sucre subventionnés, décourageant les fermiers haitiens, – paralysant d'un coup l'agriculture haitienne. Ils ont forcé Haiti à devenir le troisième marché mondial  du riz américain. Ce qui est intéressant pour les agriculteurs américains mais fatal pour les fermiers haitiens.
In 2002, the US stopped hundreds of millions of dollars in loans to Haiti  which were to be used for, among other public projects like education,  roads. These are the same roads which relief teams are having so much  trouble navigating now ! 
En 2002, Les Etats-Unis ont bloqué des centaines de millions de dollars de prêt consentis à Haiti. Ces sommes devraient être utilisés dans des projets  publics comme l'éducation, les routes. Ce sont ces mêmes routes que les équipes de secours ont du mal aujourd'hui à parcourir pour apporter de l'aide aux blessés du récent séisme.
In 2004, the US again destroyed democracy in Haiti when they supported the  coup against Haiti 's elected President Aristide. 
En 2004, les Américains ont de nouveau détruit la démocratie en Haiti quand ils ont soutenu le coup d'Etat contre le Président élu Aristide.
Haiti is even used for sexual recreation just like the old time  plantations. Check the news carefully and you will find numerous stories of  abuse of minors by missionaries, soldiers and charity workers. Plus there  are the frequent sexual vacations taken to Haiti by people from the US and  elsewhere. What is owed for that? What value would you put on it if it was  your sisters and brothers?
Haiti a même été utilisé comme le lupanar (bordel) des USA, tout comme au temps des plantations dans l'ancienne colonie. Regardez les nouvelles avec soin et vous trouverez de nombreuses histoires d'abus de mineurs par des missionnaires, soldats et travailleurs de la charité. Haïti fut une destination sexuelle  pour plusieurs vacanciers américains ou autres en mal de fornication. Quel a été le prix de tout cela ?. Quelle valeur leur attribuerez-vous si c'était vos soeurs et frères.
 US based corporations have for years been teaming up with Haitian elite to  run sweatshops teeming with tens of thousands of Haitians who earn less
 than $2 a day.

Les corporations américaines basées depuis des années en Haiti font le bon ménage avec l'élite haitienne en embauchant des dizaines de milliers d'Haitiens qui gagnent moins de 2 dollars par jour.
The Haitian people have resisted the economic and military power of the US  and others ever since their independence. Like all of us, Haitians made  their own mistakes as well. But US power has forced Haitians to pay great  prices - deaths, debt and abuse.
Le peuple haitien a résisté à la puissance économique et militaire des Etats-Unis et même à d'autres depuis leur independance. Comme nous tous, les Haïtiens ont commis des erreurs aussi. Mais la puissance américaine a contraint les Haïtiens à payer le prix fort – Ce qui se traduit par ces morts, ces dettes et ces abus.
It is time for the people of the US to join with Haitians and reverse the  course of US-Haitian relations.
Il est temps pour le peuple des Etats-Unis de se joindre aux Haitiens pour renverser le cours des relations américano-haitienne.
This brief history shows why the US owes Haiti Billions - with a big B.  This is not charity. This is justice. This is reparations. The current  crisis is an opportunity for people in the US to own up to our country's  history of dominating Haiti and to make a truly just response..
Ce bref rappel historique montre pourquoi les Etat-Unis doivent des milliards à Haiti avec un grand M. Ce n'est pas de la charité. C'est la justice. Il s'agit de réparations. L'actuelle crise est une occasion pour les États-Uniens de renverser le cours de l'histoire  en apportant une réponse de droit aux Haïtiens. 
Why The US Owes Haiti Billions - The Briefest History
 
Why does the US owe Haiti Billions? Colin Powell, former US Secretary of State, stated his foreign policy view as the "Pottery Barn rule." That is - "if you break it, you own it."
The US has worked to break Haiti for over 200 years. We owe Haiti. Not charity. We owe Haiti as a matter of justice. Reparations. And not the $100 million promised by President Obama either - that is Powerball money. The US owes Haiti Billions - with a big B.
The US has worked for centuries to break Haiti. The US has used Haiti like a plantation. The US helped bleed the country economically since it freed itself, repeatedly invaded the country militarily, supported dictators who abused the people, used the country as a dumping ground for our own economic advantage, ruined their roads and agriculture, and toppled popularly elected officials. The US has even used Haiti like the old plantation owner and slipped over there repeatedly for sexual recreation.
Here is the briefest history of some of the major US efforts to break Haiti.
In 1804, when Haiti achieved its freedom from France in the world's first successful slave revolution, the United States refused to recognize the country. The US continued to refuse recognition to Haiti for 60 more years. Why? Because the US continued to enslave millions of its own citizens and feared recognizing Haiti would encourage slave revolution in the US.
After the 1804 revolution, Haiti was the subject of a crippling economic embargo by France and the US. US sanctions lasted until 1863. France ultimately used its military power to force Haiti to pay reparations for the slaves who were freed. The reparations were 150 million francs. (France sold the entire Louisiana territory to the US for 80 million francs!)
Haiti was forced to borrow money from banks in France and the US to pay reparations to France. A major loan from the US to pay off the French was finally paid off in 1947. The current value of the money Haiti was forced to pay to French and US banks? Over $20 Billion - with a big B.
The US occupied and ruled Haiti by force from 1915 to 1934. President Woodrow Wilson sent troops to invade in 1915. Revolts by Haitians were put down by US military - killing over 2000 in one skirmish alone. For the next nineteen years, the US controlled customs in Haiti, collected taxes, and ran many governmental institutions. How many billions were siphoned off by the US during these 19 years?
From 1957 to 1986 Haiti was forced to live under US backed dictators "Papa Doc" and "Baby Doc" Duvlaier. The US supported these dictators economically and militarily because they did what the US wanted and were politically "anti-communist" - now translatable as against human rights for their people. Duvalier stole millions from Haiti and ran up hundreds of millions in debt that Haiti still owes. Ten thousand Haitians lost their lives. Estimates say that Haiti owes $1.3 billion in external debt and that 40% of that debt was run up by the US-backed Duvaliers.
Thirty years ago Haiti imported no rice. Today Haiti imports nearly all its rice. Though Haiti was the sugar growing capital of the Caribbean, it now imports sugar as well. Why? The US and the US dominated world financial institutions - the International Monetary Fund and the World Bank - forced Haiti to open its markets to the world. Then the US dumped millions of tons of US subsidized rice and sugar into Haiti - undercutting their farmers and ruining Haitian agriculture. By ruining Haitian agriculture, the US has forced Haiti into becoming the third largest world market for US rice. Good for US farmers, bad for Haiti.
In 2002, the US stopped hundreds of millions of dollars in loans to Haiti which were to be used for, among other public projects like education, roads. These are the same roads which relief teams are having so much trouble navigating now!
In 2004, the US again destroyed democracy in Haiti when they supported the coup against Haiti's elected President Aristide.

Haiti is even used for sexual recreation just like the old time plantations. Check the news carefully and you will find numerous stories of abuse of minors by missionaries, soldiers and charity workers. Plus there are the frequent sexual vacations taken to Haiti by people from the US and elsewhere. What is owed for that? What value would you put on it if it was your sisters and brothers?
US based corporations have for years been teaming up with Haitian elite to run sweatshops teeming with tens of thousands of Haitians who earn less than $2 a day.
The Haitian people have resisted the economic and military power of the US and others ever since their independence. Like all of us, Haitians made their own mistakes as well. But US power has forced Haitians to pay great prices - deaths, debt and abuse.
It is time for the people of the US to join with Haitians and reverse the course of US-Haitian relations.
This brief history shows why the US owes Haiti Billions - with a big B. This is not charity. This is justice. This is reparations. The current crisis is an opportunity for people in the US to own up to our country's history of dominating Haiti and to make a truly just response.
(For more on the history of exploitation of Haiti by the US see: Paul Farmer, THE USES OF HAITI; Peter Hallward, DAMNING THE FLOOD; and Randall Robinson, AN UNBROKEN AGONY).
Bill Quigley is Legal Director for the Center for Constitutional Rights and a long-time Haiti human rights advocate. Quigley77@gmail.com
Comment On This Commentary  See All Comments (1)

More on the US exploitation of Haiti
By Roth, Robert at Jan 17, 2010 18:58 PM
Thanks for the third time this week, Bill.  As Danny Schecter points out on his ZSpace, even the pocket change Obama promised is not being competently delivered, and the quake itself will be used to continue the exploitation of Haiti.  I'd like to suggest that anyone who has the resources to help directly consider donating at the websites of Madre and Haiti KONPAY, both of which can deliver help through longstanding prior contacts within Haiti.
Translation English to French : Max Dorismond, Herve Gilbert
Captez les premières images d'essai de -->> 
Haiti Connexion TV 

mardi 22 mai 2012

HAITI : LE LICENCIEMENT DES FORCES ARMEES D'HAITI OU LA REVOCATION DES OFFICIERS CADRES, D'ADMINISTRATION, DES SOLDATS, LA CONSTITUTION, LES CONSEQUENCES.


HAITI :   LE LICENCIEMENT DES FORCES ARMEES D'HAITI OU LA REVOCATION DES OFFICIERS CADRES, D'ADMINISTRATION, DES SOLDATS, LA CONSTITUTION, LES CONSEQUENCES.

Le congédiement des membres de ce corps pose un problème de droit constitutionnel : la validité ou l'invalidité de cette mesure.
La Charte Suprême de l'Etat répond péremtoirement à cette question. L'espèce n'est pourtant pas nouvelle dans l'histoire politique de ce pays, deux cas, en cette circonstance, retiennent l'attention : " La signature du Protocole d'Accord OEA/Parlementaires Haïtiens, (l'Accord de Washington), Le renvoi des onze Sénateurs par le Président Sténio Vincent ( décision de la Cour de Cassation, une Jurisprudence).
      Toutefois, la nature d'une telle cause appelle la reproduction, pour l'édification générale, des attributions des Forces armées définies dans la Constitution de 1987 en vigueur, sous l'empire de laquelle  l'acte a été commis.:
264- " Les Forces armées comprennent les Forces de Terre, de Mer, de l'Air et les Services Techni-
         ques.
         Les Forces Armées d'Haïti sont instituées pour garantir la sécurité et l'INTEGRITE du Terri-
         toire de la République."
266-" Les Forces Armées ont pour ATTRIBUTIONS :
        a) Défendre le pays en cas de guerre;
        b) Protéger le Pays contre les menaces venant de l'extérieur; 
       c) Assurer la surveillance des Frontières Terrestres, Maritimes et Aériennes;
       d)  Prêter main forte sur requête motivée, à la Police au cas où cette dernière ne peut répondre à sa tâche.
       e) Aider la Nation en cas de désastre naturel ;
       f) outre les attributions qui lui sont propres , les Forces Armées peuvent être affectées à des tâches de développement.
      Les attributions constitutionnelles des Forces Armées permettent sa professionalisation pour le plus grand bien de la République Souveraine et Indépendante d'Haïti. De nos jours le rétablissement de ce Corps s'avère une nécessité, un Impératif.
      Pour cela, il importe d'établir les moyens légaux le permettant sans avoir besoin de récourir à un amendemant constitutionnel impossible actuellement. Les articles suivants de la Constitution prouvent éloquemment que le liciement des Forces Armées d'Haïti (FAd'H) est une VIOLATION FLAGRANTE de la Charte Fondamentale de 1987 d'Haïti, en vigueur :
267-3- " Le Militaire n'est justiciable d'une Cour Militaire que pour les délits et crimes commis en temps de guerre
            ou pour les infractions relevant de la discipline militaire.
            IL NE PEUT ETRE L'OBJET D'AUCUNE REVOCATION, MISE EN DISPONIBILITE, A LA REFORME, A LA
            RETRAITE ANTICIPEE QU'AVEC SON CONSENTEMENT. AU CAS OU CE CONSENTEMENT N'EST PAS
            ACCORDE , L'INTERESSE PEUT SE POURVOIR PAR DEVANT LE TRIBUNAL COMPETENT.
267-5-   LEtat doit accorder aux militaires de tous grades des prestations garantissant pleinement leur sécurité
            matérielle.
Cette violation require l'application de l'article 183 :
183-     La Cour de Cassation à l'occasion d'un litige et sur le renvoi qui lui en est fait, se prononce en Sections réunies sur l'inconstitutionnalité des Lois."
Plus près de nous deux décisions, une Jurisprudence de droit constitutionnel, illustrent péremtoirement l'isue de cette action qui doit être portée par devant le Tribunal Compétent :
1) La décision rendue par la Cour de Cassation d'Haïti le 27 mars 1992 déclarant inopérant " la signature du
    Protocole d'Accord OEA/Parlementaires Haïtiens ( Accord de Washington) par des hommes qui sont entrés debout dans l'histoire, ils ont pour noms : Me. Emile Jonassaint, président, Georges Henry, vice-président, les juges : Gérard Charles Alerte,Larousse Pierre, Raymond Gilles, Raoul Lyncée, Jeannot Kénol, Dumas Desrosiers,, le Commissaire du gouvernement G. Myrtyl Jean Baptiste  assisté du grefier Raoul délice
2) La décision rendue en faveur des onze sénateurs renvoyés par le Président Sténio Vincent. Parmi eux, on peut citer le Sénateur Fanfan, le Dr. Antoine V. Carré, ex ministre de l'éducation Nationale.
Peut-on former un nouveau Corps Arme en violation de la Constitution. l'article 263-1 repond a la question : `` Aucun autre Corps Arme ne peut exister sur le Territoire National `` 
Voila la solution legale au rétablissement des Forces Armées d'Haïti (FAdH).
 
                                                             Me. André J. Garnier, avocat
                                                             http://optionhaiti.monblogue.com  

" Les veines ouvertes de l'Amrique latine"


Haïti occupée, par Eduardo Galeano , écrivain et journaliste uruguayen rendu célèbre par son oeuvre " Les veines ouvertes de l'Amrique latine".
Haïti: Consultez n'importe quelle encyclopédie. Demandez quel a été le premier pays libre en Amérique. Vous recevrez toujours la même réponse: les États-Unis. Mais les États-Unis ont déclaré leur independence quand ils étaient une nation avec six cent cinquante mille esclaves, qui ont continué à être esclaves pendant un siècle, et dans leur première Constitution ils ont établi qu'un noir équivalait aux trois cinquièmes d'une personne. Et si à n'importe encyclopédie vous demandez quel a été le premier pays qui a aboli l'esclavage, vous recevrez toujours la même réponse: l'Angleterre. Mais le premier pays qui a aboli l'esclavage n'a pas été l'Angleterre, mais Haïti, qui continue d'expier encore le péché de sa dignité. Les esclaves noirs d'Haïti avaient battu la glorieuse armée de Napoléon Bonaparte et l'Europe n'a jamais pardonné cette humiliation. Haïti a payé à la France, pendant un siècle et demi, une indemnisation gigantesque, pour être coupable de sa liberté, mais, cela ne fut même pas suffisant. Cette insolence noire continue de faire mal aux maîtres blancs du monde. De tout cela, nous savons peu ou rien. Haïti est un pays invisible. Il a seulement eu droit à la célébrité quand le tremblement de terre de 2010 a tué plus de deux cent mille Haïtiens.  La tragédie a fait que le pays a occupé, fugacement, le premier plan des médias. Haïti ne se connaît pas par le talent de ses artistes, les magiciens de la ferraille capables de transformer les ordures en beauté, ni par ses exploits historiques dans la guerre contre l'esclavage et l'oppression coloniale. Cela vaut la peine de le répéter encore une fois, pour que les sourds entendent: Haïti fut le pays fondateur de l'indépendance de l'Amérique et le premier qui a vaincu l'esclavage dans le monde. Il mérite beaucoup plus que la notoriété née de ses malheurs. Actuellement, les armées de quelques pays, y compris le mien, continuent d'occuper Haïti. Comment se justifie cette invasion militaire ? En affirmant alors qu'Haïti met en danger la sécurité internationale. Rien de nouveau. Tout le long du 19ème siècle, l'exemple d'Haïti a constitué une menace pour la sécurité des pays qui continuaient de pratiquer l'esclavage. Thomas Jefferson l'avait déjà dit : d'Haïti provenait la peste de la rébellion. En Caroline du Sud, par exemple, la loi permettait d'emprisonner tout marin noir, tandis que son bateau était au port, compte tenu du risque qu'il pût contaminer de la peste antiesclavagiste. Et au Brésil, cette peste s'appelait ‘haïtianisme’. Déjà au 20ème siècle, Haïti avait été envahie par les Marines US, pour être un pays insécure pour ses créanciers étrangers. Les envahisseurs ont commencé par s'emparer des douanes et ils ont remis la Banque Nationale à la City Bank de New York. Et puisqu'ils y étaient, ils sont restés dix-neuf ans. Le point de passage de la frontière entre la République Dominicaine et Haïti s'appelle «Le mauvais pas». Qui sait, le nom est un signal d'alarme: vous êtes en train d'entrer dans le monde noir, la magie noire, la sorcellerie...Le vaudou, la religion que les esclaves ont apportée d'Afrique et qui s'est fait naturaliser en Haïti, ne mérite pas de s'appeler religion. Du point de vue des propriétaires de la Civilisation, le vaudou est chose de noirs, d'ignorance, de retard, une pure superstition. L'Église catholique, où ne manquent pas les fidèles capables de vendre des ongles de saints et des plumes de l'archange Gabriel, a obtenu que cette superstition fût officiellement interdite en 1845, 1860, 1896, 1915 et 1942, sans que le peuple ne soit mis au courant.  Mais depuis déjà quelques années, les sectes évangéliques se chargent de la guerre contre la superstition en Haïti. Ces sectes viennent des États-Unis, un pays qui n'a pas d'étage 13 dans ses édifices, ni un rang 13 dans ses avions, habité par des chrétiens civilisés qui croient que Dieu a fait le monde en une semaine.  Dans ce pays, le prédicateur évangélique Pat Robertson a expliqué à la télévision le tremblement de terre du 2010. Ce berger d'âmes a révélé que les noirs haïtiens avaient conquis l'indépendance face à la France à partir d'une cérémonie vaudou, invoquant l'aide du Diable depuis le plus profond de la jungle haïtienne. Le Diable, qui leur a donné la liberté, a envoyé le tremblement de terre pour leur passer la facture.  Jusqu'à quand les soldats étrangers resteront-ils en Haïti? Ils sont arrivés pour stabiliser et pour aider, mais ils sont là depuis sept ans petit-déjeunant et déstabilisant ce pays qui ne les veut pas. L'occupation militaire d'Haïti coûte aux Nations Unies plus de huit cents millions de dollars par an. Si les Nations Unies destinaient ces fonds à la coopération technique et à la solidarité sociale, Haïti pourrait recevoir une bonne impulsion au développement de son énergie créatrice. Et ainsi se sauverait de ses sauveurs armés, qui ont une certaine tendance à violer, tuer et à offrir des maladies fatales. Haïti n'a besoin de personne pour venir multiplier ses calamités. Il n'a pas besoin non plus de la charité de qui que ce soit. Comme le dit si bien un proverbe africain ancien, la main qui donne est toujours au dessus de la main qui reçoit. Mais Haïti, oui, a besoin de solidarité, médecins, écoles, hôpitaux et une vraie collaboration qui rend possible la renaissance de sa souveraineté alimentaire, assassinée par le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et d'autres sociétés philanthropiques. Pour nous, les Latino-américains, cette solidarité est un devoir de gratitude: ce sera la meilleure manière de dire grâce à cette petite grande nation qui en 1804 nous a ouvert, avec son exemple contagieux, les portes de la liberté. [Cet article est consacré à Guillermo Chifflet, qui a été obligé de démissionner de la Chambre des Députés de l'Uruguay quand il a voté contre l'envoi de militaires en Haïti].
(Ce texte a été lu le 27 septembre 2011 par l'écrivain uruguayen à la Bibliothèque Nationale de Buenos Aires dans le cadre de la table-ronde «Haïti et de la réponse latino-américaine», à laquelle ont participé aussi Camille Chalmers et Jorge Coscia.) Par Eduardo Galeano.
When necessity necessitates, the impossible becomes possible.

1804 - EDDY GARNIER

           1804         
PAR EDDY GARNIER
 
             1804
Pourquoi chantons nous
Les exploits des héros de l'Indépendance
 
De quel droit
prononcons-nous leurs noms sacrés
Avec nos esprits ambivalents
Nos langues fourchues 
nos bouches sulfureuses
 
De quel droit fêtons-nous avec cette fierté
l'Indépendance de ces surhommes
Nous n'avions fait que souiller leur honneur
Leur mémoire
fait exploser le socle de leur citadelle
 
Honte Honte à nous tous
qui avions bu leur sang
épendu leur fourgue à tort et à travers
Nous devrions nous taire
Taisons-nous taisez-vous
Assez
Fèmen dan nou !
 
    Eddy Garnier