SUJET:
U.S. EMBASSY CABLES
PORTRAIT
DU SÉNATEUR YOURI LATORTUE
(Wikileaks) Vendredi
16 mars 2012.
Wikileaks U.S.
Premier de deux articles.
Youri Latortue
est l'un des plus puissants politiciens d'Haïti.En tant que Sénateur
au franc-parler,il est un allié du Président Michel Martelly,tous
deux partisans du rétablissement de l'Armée haïtienne
démobilisée.Il a approuvé le Premier Ministre nommé de
Martelly,l'homme d'affaires néolibéral Daniel Gérard Rouzier
rejeté par le Parlement lors d'un vote du 21 juin 2011.Mais,Youri
Latortue est également un trafiquant de drogue et un chef de
« l'escouade de la mort » haïtienne et internationale.En
fait,le Sénateur Latortue peut être le plus corrompu des
politiciens haïtiens,d'après l'Ambassade Américaine.Les câbles
secrets du Département d'État Américain obtenus par l'organisation
médiatique Wikileaks,révélés par Haïti Liberté qui le décrit
comme l'homme fort,ambitieux et résolument sans scrupule qui a
participé à jeter des gouvernements en Haïti et qui proclame que
la quatrième plus grande ville d'Haïti,les Gonaïves est son fief
personnel.
SA MONTÉE AU
POUVOIR.
Né aux
Gonaïves.Youri Latortue fréquenta l'École de Droit de
Port-Au-Prince,
ensuite,il gradua à
l'Académie Militaire d'Haïti en 1990.Il devint lieutenant dans les
Forces Armées d'Haïti (FAd'H) et,pendant une brève période.il
enseigna à l'Académie Militaire.Après le coup d'état du 30
septembre 1991 contre le Président Aristide,
Latortue joignit
l'Unité notoire de l'Armée Anti-gang autrefois appelée Recherche
Criminelle dirigée par le Colonel Michel François l'un des
principaux responsables du coup d'état.Tout le monde connaîssait
son implication dans plusieurs tueries
politiques
perpétrées durant les coups d'état 1991-1994,particulièrement le
crime commis contre le Père Jean-Marc Vincent en août 2004,selon
les dires d'un agent de sécurité haut-placé dans le gouvernement
qui souhaite rester anonyme: « Il était l'un des leaders
de l'escouade de la mort. »
En 2004,une
délégation du Centre d'Étude pour les Droits de l'Homme a écrit:
qu'un ex-policier
officiel haut-placé de la USGPN(sécurité au Palais),Edouard
Guerrière affirme que Youri Latortue a participé au meurtre du
prêtre catholique
Jean-Marc Vincent
(comme l'a affirmé ce témoin de 1995) et qu'il a assisté au
meurtre d'Antoine Izméry l'activiste démocrate,en 1993 ».
En 2005,un
policier U.S. De la United Nations Police (UNPOL) a enregistré sur
vidéo,un interview avec une jeune femme qui craignait pour sa vie
« parce que, « le 28 août 1994,j'ai été témoin
du meurtre du prêtre Jean-Marc Vincent par Youri Latortue a-t-elle
dit.Le vidéo rendu public en octobre 2010 par le Haytian Information
Project (HIP) est maintenant publié sur YouTube.Elle décrit comment
le prêtre conduisait sa voiture près de l'entrée de sa maison
cette nuit-là. « C'est alors que je vis une camionnette
pick-up blanche remplie de plusieurs hommes habillés en noir »...et
elle continue... « j'ai vu Youri Latortue...je n'ai pas
pu reconnaître les autres,mais la raison pour laquelle j'ai reconnu
Youri c'est parce qu'il avait coutume de venir visiter (nom effacé)
à la maison et je l'ai vu sortir du pick-up et tirer en direction de
la voiture mais je ne savais pas que la victime était le prêtre à
ce moment-là.Je ne savais pas non plus qui était dans cette
voiture ».Ce n'est que plus tard qu'elle su qui c'était.(Voir
Haïti Liberté Vol.4,No 14,10/20/2010).L'interview vidéo a été
envoyé à HIP avec la note suivante: « Les Nations Unies
n'ont aucun intérêt à poursuivre ce cas ou révéler l'évidence
malgré les déclarations de ce témoin qui a vu Youri Latortue tirer
et tuer Jean-Marc Vincent le 28 août 1994.Les Nations Unies ont
sciemment caché ce témoignage au public et en a fait une justice
« travestie ».Ils sont sensés être impartiaux,mais
Latortue a des amis puissants dans l'Ambassade Américaine,lesquels
le considèrent comme un atout depuis le rôle qu'il a joué à
l'occasion du départ d'Aristide en 2004.
Après le retour
d'Aristide le 15 octobre 1994,l'Armée fut dissoute début 1995 et
Latortue fut transféré dans les rangs de la Force Policière
Intérimaire faite de soldats de la FAd'H dissoute.Le Dr Fourel
Célestin fut engagé en tant que conseiller en sécurité du
Président Jean Bertrand Aristide et il proposa Youri Latortue comme
membre de la sécurité du Palais sous sa direction.
« Aristide
était entièrement contre,ayant entendu les rumeurs persistantes du
rôle meurtrier de Latortue durant le coup d'État » a dit une
ancienne source gouvernementale, « mais Célestin l'a
convaincu en disant que le Palais avait besoin de quelques-uns des
mauvais garnements de l'Armée si cela permettait de démanteler et
neutraliser la force... »Aristide accepte avec réticence.En
mars 1995,des assassins inconnus ont tué Mireille Durocher Bertin,le
porte-parole très connu pour ses idées anti-Aristide(pro-coup) et
en faveur du coup d'État.Elle était accompagnée d'un
passager,(l'autre victime).Tout cela se passait à la veille de la
visite du Président Bill Clinton en Haïti.Ces meurtres ont causé
un énorme embarras aux gouvernements d'Aristide et Clinton.Une
équipe d'agents FBI a mené une investigation sur ces meurtres et
Youri Latortue était l'un de leurs suspects.Washington annula le
visa de voyage US de Latortue.
Latortue a
travaillé dans le bureau du Palais National avec Célestin jusqu'en
1996 quand le Président Préval prit le pouvoir.Washington a insisté
sur le fait que certains anciens officiers de la FAd'H étaient
considérés trop proches d'Aristide.Il faut éliminer Célestin,le
Major Dany Toussaint,le Major Joseph Médard de la direction de la
nouvelle police et de deux nouveaux groupes de la sécurité
présidentielle:le USP ( l'Unité de la Sécurité Présidentielle)
semblable au Service Secret US,et le USGPN
(l'Unité de
Sécurité de Garde du Palais National).À leur départ,cela a causé
un vide dans le commandement de la Sécurité du Palais,et ce vide
fut rempli par Youri Latortue.Il devint le député en chef de
l'USGPN sous la direction de Frantz Jean-François.Deux agents de
sécurité pro-lavalas de confiance,Nesly Lucien et Oriol Jean
furent nommés à la tête de l'USP.L'arrangement dura tout le temps
d'office de Préval,
(malgré ses
craintes à propos de Latortue comme nous le verrons) jusqu'au retour
du Président Aristide en 2001.
ARISTIDE
RETOURNE,YOURI S'EN VA
Après
l'accession d'Aristide au pouvoir,un autre policier de USGPN trouva
Latortue hostile à son nouveau Président qui s'inquiétait de son
implication dans un complot d'après les dires du propriétaire de la
radio Signal FM le 21 février 2001.Le journaliste canadien Antholy
Fenton dans un article Znet
daté juin 2005.
« LES
LATORTUE ONT-ILS KIDNAPPÉ LA DÉMOCRATIE EN HAÏTI? »
À
ce moment précis,Latortue était transféré hors du Palais sous la
direction de Nesly Lucien qui avait été nommé Chef de la
Police.Mais,à la fin de 2001,Latortue prit un congé sabbatique de
la Police pour obtenir une maîtrise en Droit au Canada.Il vécut à
Miami et étudia à Montréal pendant deux années a-t-il dit à
Fenton durant un interview téléphonique en juin 2005.C'est pendant
ce temps que Latortue reçu la visite de Stanley Lucas,un des
opérateurs de L'Institution Républicaine Internationale (IRI)
un
tentacule de: « National Endowment for Democracy »(NED)
du gouvernement américain,selon une source sûre.IRI jouait un rôle
dans l'organisation de l'opposition civile contre
Aristide,principalement le soit-disant « Groupe des 184 »
dirigé par Andy Apaid le magnat du « Sweatshop ».Mais
Lucas gardait aussi un contrat avec « l'armée d'opposition »
du militaire haïtien Guy Philippe vivant en République
Dominicaine.C'est là qu'intervient Youri.
Durant
les années 2002-2003 Latortue fit la navette entre les États-Unis,le
Canada et la République Dominicaine pour rencontrer Guy Philippe
l'ancien « leader » du FRAPH escouade de la mort,Jodel
Chamblain et d'autres dans la formation « de la force
rebelle » s'entraînant et lançant des attaques en Haïti.Il
est intéressant de savoir que le visa de voyage US de Youri,suspendu
en 1995,fut réinstallé en 2002 lorsqu'il commença à jouer son
rôle d'intermédiaire Anti-Aristide . « Nous
savons que Youri est l'un des cerveaux et planificateur-clé derrière
l'attaque du Palais National le 17 décembre 2001 «
l'attentat manqué » explique notre source bien
placée. « Durant l'investigation après l'attaque,nous
avons appris qu'il s'agissait des protégés de Youri dans l'USGPN
qui,à l'intérieur du Palais,ont ouvert la place aux attaquants ».
Finalement,Latortue,Philippe,Lucas,IRI et les 184
ont réussi dans leur campagne
de
déstabilisation,après qu'une équipe de U.S.SEAL kidnappa Aristide
dans son domicile le 29 février 2004 finalisant le second coup
contre lui.
APRÈS
LE COUP 2004
Alors,Youri
Latortue pris le vol pour Haïti avec son premier cousin Gérard
Latortue à sa suite.Quelques semaines plus tard,Gérard Latortue fut
installé comme Premier Ministre de facto.
Youri
Latortue,souvent appelé le neveu de Gérard,fut nommé en tant
qu'espion et sécurité en chef avec le titre:Responsable pour
l'Intelligence Nationale à la Primature. « Le fait est
que Gérard avait travaillé pour des organisations internationales
outre-mer presque toute sa vie et il ne connaîssait pas vraiment
Haïti,
a
expliqué notre source, il dépendait largement de Youri pour le
guider.En un sens,Youri était le Premier Ministre dans l'ombre.Et
pendant ce coup,il était le principal responsable du massacre de
plusieurs militants du Bélair,Cité Soleil et d'autres poches de
résistance.
Dans
son poste,Youri était nommé Monsieur 30% à cause du pourcentage
demandé en retour de ses faveurs »,a écrit Thierry Oberlin
dans Le Figaro du 21 décembre 2004. « Inquiet avec raison
à propos de sa sécurité,le Premier Ministre paie $20,000 dollars
par mois à son ancien Chef de la Police impliqué dans différents
scandales,
pour
« organiser un service intelligence ».Mais,quelque chose
de surprenant arrive.
À
la fin de 2004,Gérard Latortue laisse Haïti pour assister à une
conférence au Canada en passant par Miami.Youri faisait partie de la
délégation.Mais en Floride des agents US ont arrêté Youri
suspecté de participer au trafic de drogue.Joël Deeb,
un
haïtien-américain,trafiquant d'armes qui,sans aucun doute,a conclu
des ententes avec Youri Latortue,a affirmé que Youri a présentement
quatre actes d'accusation de la DEA en instance contre lui et que la
DEA a émis une lettre d'extradition contre Youri Latortue au
gouvernement intérimaire,lors de diverses interviews avec Deeb entre
avril et juin 2005.Youri Latortue lui-même a évité les questions
sur ces actes d'accusation, « niant que lui et Deeb,comme
ce dernier l'a déclaré,étaient en contact ».Gérard Latortue
appela les officiels de Washington pour demander de libérer
Youri.Éventuellement,les officiels US dirent qu'ils n'allaient pas
retenir Youri
à
la condition qu'il prenne le prochain avion pour Haïti,ce qu'il fit.
« Quand
Gérard Latortue retourna en Haïti après sa visite au Canada,il
demanda à Youri une explication au sujet de cet incident et de sa
vulnérabilité à la poursuite,dit notre source,ils décidèrent que
la meilleure action pour Youri était de devenir un officiel élu,ce
qui lui garantirait l'immunité contre toute poursuite.C'est ainsi
que la carrières politique de Youri commença,assuré par Gérard de
sa réussite aux élections.
Alors,sous
le gouvernement de son « oncle »Youri fut élu pour un
terme de six ans en tant que premier Sénateur du département de
l'Artibonite le 7 février 2006,élections qui menèrent Préval à
la Présidence pour la seconde fois.C'est là que les câbles de
l'Ambassade Américaine ont saisi le fil.
UN
TRAFIQUANT DE DROGUE ET UN KIDNAPPEUR DANS LE PALAIS.
Lorsque
Youri Latortue travaillait dans le Palais Sous Aristide et
Préval,aucun d'eux n'était heureux de sa présence,car ils savaient
qu'il était impliqué dans des activités illégales,mais ils
avaient peur d'agir contre lui. « Parmi les observateurs
politiques,il n'y avait aucun doute que Youri Latortue était
impliqué dans le trafic de la drogue sous Aristide et durant le
premier mandat de Préval » a rapporté l'Ambassadrice
Américaine Janet Sanderson dans un câble à Washington daté du 27
juin 2007 . « Préval lui-même a rapporté que Youri
Latortue administrait le flot de drogue de son bureau à la
Présidence pendant le temps d'office d'Aristide.Préval a répété
la même chose au successeur de Sanderson l'Ambassadeur actuel
Kenneth Merten qui le dévoila dans un câble secret du 6 octobre
2009,que le Président Haïtien « aussi s'inquiète du manque
d'intégrité du Président de la Commission Sénatoriale sur la
Justice et la Sécurité,le Sénateur Youri Latortue impliqué dans
le commerce de la drogue.Il appuya son point de vue en rappelant que
le USG/US gouvernemental a refusé le permis de voyager aux
États-Unis en 1995 et en 2004.L.Ambassade Américaine a sévèrement
réprimandé Latortue lors de son retour en 2004.Le premier conflit
qu'ils eurent avec lui c'est lorsqu'il prit l'initiative de dire à
quelques ex-militaires du Cap-Haïtien qui ont prit part à la
« force rebelle » de Guy Philippe qu'ils seraient admis
dans le HNP,ou Police Nationale Haïtienne. « Cela leva le
drapeau rouge pour nous et le reste de la Communauté Internationale
et devint le sujet de la réunion du « Core Group » le 12
mars selon le rapport de l'Ambassadeur précédent Sanderson.James
Foley,dans un câble du 15 mars 2005.Les US et leurs alliés prirent
rendez-vous avec le Premier Ministre Gérard Latortue « qui a
clairement fait savoir qu'il n'en était pas question,les rassurant
avec sa « promesse faite en public que HNP ne représentait pas
une option automatique pour les ex-FAd'H ».
Deux
mois plus tard,un membre proéminent de la bourgeoisie
haïtienne,l'homme d'affaires Fritz Mews a déclaré à l'Ambassadeur
US que « les trafiquants colombiens de drogue
travaillaient avec un petit groupe d'individus puissants et bien
souchés incluant Youri Latortue... »pour créer une entreprise
criminelle qui cherche à générer l'instabilité,a écrit Foley
dans un câble du 27 mars 2005.Ce groupe incluant Youri représentait
une minorité de trafiquants de drogue et de politiciens à
l'intérieur et qui contrôlent un réseau de policiers véreux et de
gangs responsables des kidnappings et des meurtres ».L'Ambassade
craignait que Youri commence à aliéner quelque peu la coalition
anti-lavalas qui a poussé Aristide hors du pouvoir.Les étudiants
particulièrement commençaient à douter du Gouvernement Haïtien
par intérim (IGOH) ainsi était nommé le régime de facto Latortue
à cause de « rumeurs répandues disant que le IGOH et
(spécialement Youri Latortue) est en train de monter une
cellule « intelligente » dans le mouvement
estudiantin aux fins politiques , « écrit le Chargé
d'Affaires par interim Douglas M.Griffith dans un câble daté du 6
juillet 2005.Washington surveillait de très près l'émergence de
l'Artibonite en Action(LAAA) le parti de Youri Latortue formé en
2005 pour le Sénat.Ce parti peut avoir diverses sources de revenu et
est déjà impliqué dans des gangs reliés à la violence dans un
secteur pauvre de Raboteau et Jubile aux Gonaïves,a écrit un autre
Chargé d'Affaires par intérim Erna Kerst dans un câble daté du 30
novembre 2005.
Au
moment où Sanderson prenait l'Ambassade Américaine en charge,début
2006,
elle
répéta que Youri Latortue est largement considéré comme faisant
partie d'activités illégales dans un câble du 16 juin 2006.Moins
de deux mois plus tard.le 2 août,elle envoya un autre câble
indiquant que Edmond Mulet,le Chef des Nations Unies ,Mission pour
Stabiliser Haïti (MINUSTHA) s'inquiète de la montée alarmante du
trafic de la drogue,lequel est difficile à combattre,en partie parce
que le Gouvernement Haïtien y était impliqué » écrit
Sanderson. « Dans cette connection il mentionne le premier
Sénateur Joseph Lambert et le Bureau de la Commission de la Sécurité
dirigé par Youri Latortue,décrivant ce dernier comme « dealer
de drogue ».Le trafiquant d'armes Joël Deeb a également
traité Youri Latortue de « fouineur de drogue Kingspin avec
des attaches solides » a rapporté Anthony Fenton dans son
article Znet.Deeb a aussi dit que tout le monde connait l'implication
de Youri Latortue dans les enlèvements (kidnappings) qui ont
infestés Haïti à ce moment-là. « Il est aussi
largement connu de tous que Youri Latortue et son député Jean Wener
Jacquitte sont pour le moins associés dans l'engouffrement de
l'argent des kidnappings »,continue Fenton, « ceci
a été confirmé par les sources diplomatiques de même que par les
sources au-dedans et au-dehors du gouvernement de facto.
Dans
un câble de septembre 2006,Senderson a rapporté que Youri pouvait
employer ses sbires pour parcourir les opérations douanières des
Gonaïves et,en novembre 2006 dans un autre câble on apprend que le
Juge Napela Saintil qui présidait le procès du massacre de Raboteau
en 2001,(celui que Youri Latortue déserta en tant que témoin)
considérait Latortue « comme son ennemi juré » et
accusa un agent de sécurité de Latortue,Léon Leblanc de tenter de
l'assassiner en mars 2004.
Le
câble le plus instructif de Sanderson est celui du 20 novembre
2006.Lors d'une rencontre un 9 novembre avec un des proches associés
de Youri (son nom a été effacé par protection avant de le remettre
à Wikileaks) et les officiers politiques de l'Ambassade
ou, « poloffs ».Les collègues ont « partagé
avec poloffs » leurs inquiétudes vis-à-vis des activités
illégales dans le port des Gonaïves et dans d'autres endroits de
l'Artibonite a écrit Sanderson.Les connections familiales de
Latortue,jouent un rôle dans sa façon de manipuler les gens de la
région,comme le fait ses proches complices avec des gangs armés et
des trafiquants de drogue.
UN
POLITICIEN AMBITIEUX
La
famille Latortue nage dans « toutes les politiques
haïtiennes » dit l'homme à l'Ambassade.La soeur de Youri est
un ex maire des Gonaïves et l'ancien délégué de la région était
un cousin.L'administration a rempli les locaux et bureaux municipaux
par nomination Présidentielle pendant le IGOH Premier Ministre
Gérard Latortue et il a pu placer des membres de son parti dans la
plupart des postes autour de l'Artibonite.Le Sénateur en a profité
pour consolider son pouvoir dans la région jusqu'à l'arrivée des
nouveaux délégés de l'Artibonite et officiels régionaux qui
n'étaient pas dans l'arrière-poche du Sénateur Latortue ».Le
collègue a associé l'autorité du Sénateur Latortue dans le port
de la Cité des Gonaïves à celle d'un « boss » de la
mafia,poursuit le câble. « IL déclare que le port est
quelque peu léthargique,aussi,la drogue et autres trafics de
contrebande sont complètement sous le commandement du Sénateur.Le
port des Gonaïves est entièrement contrôlé par les gangs de
l'armée cannibale qui fait face à une compétition persistante de
deux autres gangs,les Cahos et Jubile Blan.Le Sénateur Latortue
exerce une influence sur les trois groupes et peut ainsi maintenir le
contrôle sur les activités du port.D'autres affaires du Sénateur
Latortue aux Gonaïves incluant une boîte de nuit,un cinéma les
deux plus ou moins légitimes.
Sanderson
a aussi noté qu'une organisation populaire,perturbante existant à
Saint-Marc appelée « bale wouze » a récemment accusé
le Sénateur de distribuer des armes dans le but de déstabiliser le
gouvernement ».
Des
collègues de Latortue ont appelé l'Ambassade le 16 novembre pour
renforcer les accusations de « bale wouze » et aussi pour
rapporter un incident durant lequel le Sénateur Latortue et ses
amis,volaient les pôles de télphone et les boîtes correspondantes
de Port-Au-Prince pour les utiliser aux Gonaïves.
Les
collègues ont décrit à quel point Youri était un rusé
politicien.Après l'inondation dans l'Artibonite en septembre,le
gouvernement central a fait parvenir des provisions alimentaires en
urgence pour être distribuées aux victimes de l'inondation,a écrit
Sanderson,mais « le Sénateur Latortue les a interceptées et
cachées temporairement quelque part aux Gonaïves,puis les a
distribuées aux victimes comme si c'était lui qui tendait la main.
Anglais
WikiLeaks: “Mafia boss... Drug dealer... Poster-boy for political corruption” - WikiLeaked U.S. Embassy Cables Portray Senator Youri Latortue
by Kim Ives, Haiti Liberté, June 29th, 2011
[First of two articles]
[First of two articles]
Youri Latortue is one of Haiti’s most powerful politicians. As an outspoken Senator, he is an ally of Haitian President Michel Martelly. Both are leading advocates for reestablishing the demobilized Haitian Army. He supported Martelly’s nominee for Prime Minister, neoliberal businessman Daniel-Gérard Rouzier, who was rejected by the Parliament in a Jun. 21 vote.
But Youri Latortue is also a drug-trafficker, gang godfather, and death-squad leader, according to the testimony and reports of many colleagues, crime witnesses and government officials, both Haitian and international.

In fact, “Senator Youri Latortue may well be the most brazenly corrupt of leading Haitian politicians,” according to the U.S. Embassy. Secret U.S. State Department cables obtained by the media organization WikiLeaks and reviewed by Haïti Liberté paint a portrait of a relentlessly unscrupulous, ambitious strongman, who has helped bring down Haitian governments and holds Gonaïves, Haiti’s fourth largest city, as his personal fiefdom.
His Rise to Power
Born in Gonaïves, Youri Latortue went to law school in Port-au-Prince and then graduated from Haiti’s military academy in 1990. He became a lieutenant in the Haitian Armed Forces (FAdH), teaching briefly at the Military Academy. But after the Sep. 30, 1991 coup d’état against President Jean-Bertrand Aristide, Latortue joined the Army’s notorious Anti-Gang Unit (previously called Criminal Research) headed by Col. Michel François, one of the coup’s principal leaders.
“It was widely known that he was involved in many of the political killings carried out during the 1991-94 coup, in particular the shooting of Father Jean-Marie Vincent in August 2004,” explained a once highly-placed government security source who wishes to remain anonymous. “He was one of Michel François’ death-squad leaders.”
In 2004, a delegation of the Center for the Study of Human Rights wrote that “a former high-ranking police official from the USGPN (palace security), Edouard Guerrière... claims that Youri Latortue participated in the 1994 murder of Catholic priest Jean-Marie Vincent (as did eyewitnesses in 1995), and that he assisted in the 1993 murder of democracy activist Antoine Izméry.”
In 2005, a U.S. policeman with the United Nations Police (UNPOL) videotaped an interview that he made with a young woman who feared for her life “because the 28th of August 1994, I witnessed Youri Latortue murder the priest by the name of Jean-Marie Vincent,” she said. The video, released in October 2010 by the Haiti Information Project (HIP), is now available on YouTube.
She describes how the priest drove up to his gate that night. “That's when I saw... a double white pickup with a bunch of men in black,” she continued. “I saw Youri... I [didn’t recognize] the other ones. But the reason why I remember Youri [was] because he used to come to [name removed] house. And I saw him getting out of the [pick-up]and shooting at the car. But at that time, I didn't know [the victim] was a priest... I didn't know the person who was in that car.” It was only later that she learned who it was (see Haïti Liberté, Vol.4, No.14, 10/20/2010).
The video-taped interview was sent to HIP with the following note: “The UN has no interest in pursuing this case or revealing this evidence despite the statements of this eyewitness that Youri Latortue was the triggerman that shot and killed Father Jean-Marie Vincent on August 28, 1994.... It is a travesty of justice that the UN has been withholding this testimony from the public. They are supposed to be impartial but Latortue has powerful friends in the US Embassy who view him as an asset since his role following the ouster of Aristide in 2004.”
After Aristide returned to Haiti from exile on Oct. 15, 1994, he dissolved the FAdH in early 1995, and Latortue was transferred to the Interim Police force, made up of former FAdH soldiers. Dr. Fourel Célestin, a former FAdH colonel, was appointed as President Aristide’s security advisor, and he proposed bringing Youri Latortue into the Palace security under his aegis.
“Aristide was dead set against it, having heard the persistent rumors of Latortue’s murderous role during the coup,” the former government source said. “But Célestin convinced him, arguing that the Palace needed to have some of the Army bad guys if it was going to dismantle and neutralize the force.” Aristide relented.
In March 1995, unknown assassins shot to death well-known pro-coup spokeswoman Mireille Durocher-Bertin and another passenger in her car on the eve of President Bill Clinton’s visit to Haiti. The shooting was a tremendous embarrassment to the Aristide government and to Clinton. A team of FBI agents spent time in Haiti investigating the murder, and Youri Latortue was one of their suspects. Washington yanked Latortue’s U.S. travel visa.
Latortue worked out of Célestin’s Palace office until 1996 when President RenéPréval took power. Washington insisted that certain former FAdH officers deemed too close to Aristide – Célestin, Major Dany Toussaint, Major Joseph Médard – be removed from leadership of the new police and two new Palace Security details: the USP (Presidential Security Unit), similar to the U.S. Secret Service, and the USGPN (Security Unit to Guard the National Palace). When they were removed, that left a void in the Palace security’s command, a void that was filled by Latortue. He became the USGPN’s deputy chief under Frantz Jean-François. Two better trusted pro-Lavalas security agents – Nesly Lucien and Oriel Jean – were named to head the USP. That arrangement lasted throughout Préval’s term (despite his grave misgivings about Latortue, as we shall see) until he handed the Presidency back to Aristide in 2001.
Aristide Returns, Youri Takes Leave
“After Aristide's accession, other USGPN policemen found [Latortue] ‘hostile’ to his new President, who worried about his involvement in a ‘plot,’ according to Haiti's elite-owned radio station Signal FM on February 21, 2001,” Canadian investigative journalist Anthony Fenton wrote in a June 2005 Znet article entitled “Have the Latortues Kidnapped Democracy in Haiti?”.
At that point, Latortue was transferred out of the Palace to work under Nesly Lucien, who had been named Police Chief. But in late 2001, Latortue took a paid leave of absence from the police to pursue a master’s degree in law in Canada. He “had lived in Miami, [and] studied in Montreal for two years” he told Fenton in a June 2005 phone interview.
It was during that time that Latortue was paid a visit by Stanley Lucas, an operative for the International Republican Institute (IRI), a tentacle of the U.S. government’s National Endowment for Democracy (NED), according to our security source. IRI was playing a central role in organizing the “civilian opposition” to Aristide, principally the so-called “Group of 184,” headed by sweatshop magnate Andy Apaid. But Lucas was also keeping touch with the “armed opposition” of former Haitian soldier and police chief Guy Philippe in the Dominican Republic. This is where Youri came in.
During 2002 and 2003, Latortue shuttled back and forth between the U.S., Canada, and the Dominican Republic, meeting with Guy Philippe, former FRAPH death-squad leader Jodel Chamblain, and others in the “rebel” force forming, training, and launching raids into Haiti. Interestingly, Youri’s U.S. travel visa, which had been suspended in 1995, was reinstated in 2002 when he started to play this role of anti-Aristide intermediary.
“We know that Youri was one of the intellectual authors, one of the key planners, behind the Dec. 17, 2001 attack on the National Palace,” when a band of Philippe’s “rebels” briefly took over the National Palace during a failed coup attempt, our well-placed source explained. “In the investigation after the attack, we learned that it was Youri’s people – his proteges – in the USGPN who, working inside the Palace, let the attackers into the Palace grounds.”
Finally Latortue, Philippe, Lucas, IRI, and the 184 were successful in their destabilization campaign after a U.S. SEAL team kidnapped Aristide from his home on Feb. 29, 2004, completing the second coup against him.
After the 2004 Coup
Youri Latortue then flew back to Haiti with his first cousin once-removed, Gérard Latortue in tow. A few weeks later, Gérard Latortue was installed as de facto Prime Minister. Youri Latortue, often called Gérard’s “nephew,” was appointed as his security and spy chief, with the title “Responsible for National Intelligence to the Primature.”
“The thing was that Gérard had been working for international organizations overseas most of his life and didn’t really know the lay of the land in Haiti,” our security source explained. “He had to rely largely on Youri for guidance. In that sense, Youri was practically the shadow Prime Minister. And during that coup, he was the main one responsible for the massacre of many militants in Belair, Cité Soleil and other pockets of resistance.”
In his post, Latortue was “nicknamed 'Mister 30 Per Cent' because of the percentage he demands in return for favors,” wrote Thierry Oberlin in the December 21, 2004 Le Figaro. “Worried, not without reason, about his own security, the prime minister pays 20,000 euros a month to this former police officer implicated in various scandals for 'organizing an intelligence service'."
But then something interesting happened. In late 2004, Gérard Latortue left Haiti to travel to a conference in Canada, passing through Miami. Youri was part of his delegation. But in Florida, U.S. agents detained Youri for his suspected involvement in drug-trafficking. (Joel Deeb, a Haitian-American arms dealer who reportedly brokered deals with Youri Latortue, “stated that Youri Latortue presently has four sealed DEA indictments pending against him, and that the DEA [has] issued an extradition letter for Youri Latortue to the interim government,” Fenton learned in several interviewswith Deeb between April and June 2005. “Youri Latortue himself evaded questions about the DEA indictments, denying that he and Deeb, as Deeb claims, were in regular contact.”)
Gérard Latortue got on the phone to officials in Washington and demanded that Youri be released. Eventually, U.S. officials said they would not hold Youri, but on the condition that he take the next flight back to Haiti, which he did.
“When Gérard returned to Haiti after the Canada visit, he met with Youri about the incident and about his vulnerability to prosecution,” our source explains. “They determined that the best course of action was for Youri to become an elected official, which would confer upon him immunity from prosecution. That is why and how Youri’s political career began, assured by Gérard, under whom his election was assured.”
Thus, under his “uncle’s” government, Youri was elected to a six-year term as the first senator of the Artibonite Department in the Feb. 7, 2006 elections that also brought Préval to the Presidency for the second time.
This is where the U.S. Embassy cables pick up the thread.
A Drug Dealer and Kidnapper in the Palace?
When Youri Latortue worked in the Palace under Aristide and Préval, neither president was comfortable with his presence there and knew he was involved in illegal activities. But they were afraid to act against him. “Among political observers, it is an article of faith that Latortue was involved in drug trafficking under Aristide and during the first Préval administrations,” reported U.S. Ambassador Janet Sanderson in a June 27, 2007 cable to Washington. “Préval himself reports that Latortue ‘ran drugs’ out of his office in the Presidency during Aristide's mandate.”
Préval said the same thing to Sanderson’s successor, current Ambassador Kenneth Merten, who reported in an Oct. 6, 2009 secret cable that the Haitian president “also expressed concern over the lack of integrity of the president of the Senate Commission on Justice and Security, Senator Youri Latortue, implying ties to the drug trade. He supported his viewpoint by recalling the USG’s [U.S. government’s]alleged refusal to allow Latortue to travel to the United States” in 1995 and 2004.
The U.S. Embassy treated Latortue warily when he returned to Haiti in 2004. The first conflict they had with him was when he took it upon himself to tell “some of the ex-soldiers in Cap-Haïtien” who had taken part in Guy Philippe’s “rebel” force “that they would be admitted into the HNP,” or Haitian National Police. “This raised a red-flag for us and the rest of the international community and was a subject of the Core Group meeting March 12,” reported Sanderson’s predecessor, Ambassador James Foley in a Mar. 15, 2005 cable. The U.S. and its allies went to Prime Minister Gérard Latortue who “made clear this was not the case,” pleasing them with “his public acknowledgment that the HNP was not an automatic option for the ex-FADH.”
Two months later, a prominent member of Haiti’s bourgeoisie, businessman Fritz Mevs, told the U.S. Embassy that “Colombian drug-traffickers” were working “with a small cabal of powerful and connected individuals, including Youri Latortue... to create a criminal enterprise that thrives on - and generates - instability,” Foley wrote in a May 27, 2005 cable. This cabal which included Youri was a “small nexus of drug-dealers and political insiders that control a network of dirty cops and gangs that [...] were responsible for committing the kidnappings and murders.”
The Embassy also worried that Youri was beginning to alienate some in the anti-Lavalas coalition that had driven Aristide from power, particularly students. They were starting to distrust the Interim Government of Haiti (IGOH), as the Latortues’ de facto regime was called, because “rumors are rife that the IGOH (and specifically Youri Latortue) is building an ‘intelligence cell’ within the student movement for political ends,” wrote interim Chargé d’Affaires Douglas M. Griffiths in a July 6, 2005 cable.
Washington was also closely watching the emergence of the Artibonite in Action (LAAA), the party Youri Latortue formed in 2005 to run for Senate. “This party may have nefarious sources of income and has already been implicated in gang-related violence in the poorer neighborhoods of Raboteau and Jubilee in Gonaïves,” wrote another interim Chargé d'Affaires Erna Kerst in a Nov. 30, 2005 cable.
As Sanderson took over the Embassy in early 2006, she also echoed that Youri Latortue is “widely believed to be involved in illegal activities,” in a Jun. 16, 2006 cable.
Less than two months later, on Aug. 2, she sent another cable that reported that Edmond Mulet, the chief of the U.N. Mission to Stabilize Haiti (MINUSTAH), was concerned that “drug
trafficking has become an increasingly alarming problem, which is difficult to combat, in part because of the drug ties within the Haitian Government,” Sanderson wrote. “In this connection, he mentioned Senate leader Joseph Lambert and Security Commission Chair Youri Latortue -- describing the latter as a ‘drug dealer’.”
Arms dealer Joel Deeb also called Latortue “a drug smuggling ‘Kingpin,’ with ‘close ties’ to paramilitary leader Guy Philippe,” Anthony Fenton reported in his ZNet article. “Deeb also said that ‘everybody knows’ about Youri Latortue's involvement in kidnappings,” which were plaguing Haiti at the time.
“It is also widely known that Youri Latortue and his deputy, Jean-Wener Jacquitte,... are, at the least, funneling money associated with kidnappings,” Fenton continued. “This has been confirmed by sources both in diplomatic circles, as well as sources inside and outside the de facto Haitian government.”
In a September 2006 cable, Sanderson reported that Youri was able “to hire his ‘cronies’ to run customs' operations in Gonaïves” and, in a November 2006 cable, that Gonaïves Judge Napela Saintil, who had presided over the landmark 2000 Raboteau Massacre trial (at which Youri Latortue “refused to testify”), considered Latortue “his ‘arch enemy’” and “accused a security agent of Latortue's, Leon Leblanc, of attempting to assassinate him in March, 2004.”
One of Sanderson’s most enlightening cables is that of Nov. 20, 2006. It is based on a Nov. 9 meeting that one of Youri’s close associates (whose name has been removed from this report and the cable posted on WikiLeaks’ site to protect him) had with Embassy political officers or “poloffs.” The colleague “shared with poloffs his concerns regarding Latortue's illegal or otherwise unsavory activities in the port city of Gonaïves and other areas of the Artibonite,” Sanderson wrote. “Latortue's family connections play a part in his ability to manipulate the region, as do his close associations with armed gangs and drug traffickers.”
An Ambitious Politician
“The Latortue family is crawling all over Haitian politics,” the man told the Embassy. “Youri's sister is the former mayor of Gonaïves, and the former delegate to the region was a cousin of his as well. The administration filled Haiti's local and municipal offices by presidential appointment during the IGoH. Senator Latortue had influence over these appointments through his relation with IGoH Prime Minister Gerard Latortue, and managed to place members of his party in most positions around the Artibonite. The senator used these people to consolidate his power and influence in the region until the new delegate to the Artibonite appointed new local and regional officials who were not in the back pocket of Senator Latortue.”
The colleague “likened Senator Latortue's authority in the port city of Gonaïves to that of a mafia boss,” the cable continued. “He claimed that the somewhat lethargic port and the drug and other contraband trafficking taking place there are completely under the Senator's command. The port in Gonaïves is largely controlled by the Cannibal Army gang, which faces persistent competition from two other gangs, Des Cahos and Jubile Blan. Senator Latortue exerts influence over all three groups and is thus able to maintain sway over dealings in the port. Senator Latortue's other businesses in Gonaïves include a nightclub and movie theater, both of questionable legitimacy.”
Sanderson also noted that “an oft-disruptive popular organization in St. Marc named ‘Bale Wouze’ recently accused the senator of distributing weapons in an effort to destabilize the government.” Latortue’s colleague “phoned the Embassy on November 16 to reinforce the Bale Wouze accusations, and also to report another incident in which Senator Latortue and friends were stealing telephone poles and utility boxes from Port-au-Prince for use in Gonaïves.”
The colleague described how Youri was a savvy politician. “After the large-scale flooding in the Artibonite in September, the central government allocated emergency food supplies to be distributed to the flood victims,” Sanderson wrote, but “Senator Latortue intercepted the supplies and stashed them temporarily somewhere in Gonaïves, and then took the supplies to the victims and acted as if he was personally responsible for the handouts.”
(To be continued)
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AC