mardi 14 février 2012

Haiti : Pour qui sonne le Glas


 

Abyssus Abyssun invocat
L’abime appelle l’abime
Est-ce pour l’ONU, L.OEA, le Président Clinton, La Société internationale ou l’ex-président Aristide à travers le Pouvoir Haitien?
En effet, le défi jeté à ces entitées par le gouvernement haïtien, à l’occasion de la proclamation du résultat des élections, fait fi de leurs remarques, doléances, et recommandations. Il efface, d’un trait de plume, au sujet des violations du pseudo-décret électoral, les redevancs nées des traités de Washington, D.C., de Governors Island et de l’occupaton militaire d’Haiti par 23, 000 hommes de troupe.
Les actes accomplis, en violation de la Constitution avec ou sans la complaisance d’une force occulte quelconque, engendrent toujours un résultat négatif, tel est le cas auquel est confrontée, aujourdhui, la Société internationale en Haïti.
Il en est de même pour les Organisations agissant en violation de leur CHarte, des Conventions, Traités et du principe de la non intervention dans les affaires internes des États.
Il a été démontré le 10 octobre 1999 et le 8 mai 2000 respectivement dans l’invalidité des élections d’une part, Haiti face à l’inconnu, d’autre part, la nullité des compétitions électorales et la responsabilité de la Société internationale dans la situation actuelle de la République d’Haïti. Elle devrait avoir l’impérieuse obligation de la réparer.
Depuis la fin des joutes électrales, l’on ne cesse d’opiner sur le résultat du scrutin; cependant personne ni aucun Organisme n’ont osé analyser objectivement, à la lumière des textes, au moins, les articles du pseudo-décret électoral, source des fraudes grossières reprochées et relevées à l’actif de l’inconstitutionnel CEP.
Un coup d’oeil rétrospectif sur l’histoire du droit parlementaire haïtien permet de constater que les Constitutions de 1939 à 1944 prévoyaient l’élction des sénateurs par la Chanbre des Députés. De 1946 à 1983, par les Assemblées Primaires, à la majorité relative, c’est-à-dire le plus grand nombre de votes exprimés en faveur du ou des candidats.
La Constitution de 1987, peu soucieuse de la situation économique du pays, ne se contente pas seulement de doubler le nombre des députés, mais adopte, pour les élections sénatoriales, la majorité absolue engendrant un second tour de scrutin trop onéreux pour la République.
Elle a rompu, ainsi avec une tradition vieielle d’un demi-siècle. Les constituants d’alors venaient de créer, à leur insu, peut-être, un problème épineux, un précédent fâcheux pour les structures vermoulues du pays dont le résultat vient de commencer à se concrétiser le 21 mai 2000.
En effet, exception faite des complémentaires au Palteau Central, 21 mai devrait permettre de pourvoir dix huit sièges au sénat, soit deux par département géographique, d’où deux candidats par parti politique pour chacune de cette division territoriale.
D’après ce qui précède il est impossible d’avoir, éventuellement, plus de neuf élus au premier tour à la majorité absolue soit cinquante pour cent des votes exprimés, plus une voix au moins. L’on se demande perplexe par quel tour de prestiditation le CEP a-t-il pû proclamer dix huit sénateurs au premier tour? N’est-ce pas là que le bas blesse? Certes!
Les leaders politiques, les Organisations Internationales, les gouvernements étrangers en un mot la Société Internationale n’arrive pas à comprendre l’arithmétique de cette institution. Toutefois, Ni la Charte Suprême de l’État, ni le pseudo-décret électoral ne font état, nulle part, de quotient électoral, du système de la plus forte moyenne du scrutin majoritaire, de la représentation proportionnelle, des différends majoritaires, autant de procédures nécessitant des exercices, pour le moins, complexes pour des néophytes ou des profanes. Ils ne sont pas, non plus, en harmonie avec la Constitution prévoyant uniquement la majorité absolue c’est-à-dire 50% des votes émis plus une voix, au moins pour l’élection des sénateurs.
Nous voila en présence d’un dilemme qui ne peut-être résolu que par les élections générales.
Me. André J. Garnier, avocat
24 juin 2000 Courriel: couete17@hotmail.com

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