mardi 14 février 2012

Extraits du discours du Secrétaire d'Etat Colin L. Powell à l'occasion de l'investiture du nouvel Am



 

Foley Le 2 septembre 2003
Le 8 septembre 2003 No. 2003/ 22 
Chargé Leo [de l'Ambassade d'Haïti aux Etats-Unis]. Secrétaire Eagleburger. 
Distingués invités. Mesdames et Messieurs. 
Bienvenue au Département d'Etat pour l'investiture de Jim Foley en qualité de nouvel ambassadeur du Président Bush en Haïti. 
Ce jour nous offre l'occasion de célébrer les liens qui unissent les deux plus vieilles républiques de l'hémisphère occidental.
Pendant plus de deux siècles, nos destinées se sont unies dans une quête commune pour la liberté. Cette année, par exemple, nous avons célébré le bicentenaire de l'acquisition de la Louisiane, cédée par la France, ce qui a fait de l'Amérique une puissance continentale. Pourquoi Napoléon avait-il accepté de vendre une portion de terre de si grande valeur à la toute naissante république américaine ? Parce qu'il n'avait pas pu supprimer l'amour du peuple haïtien pour la liberté. Vaincu par les combattants pour la liberté d'Hispaniola, conduits par Toussaint Louverture, Napoléon a abandonné ses rêves d'avoir un empire américain et a vendu au Président Thomas Jefferson la plupart des territoires français du nord de l'Amérique.
Il y a deux cents ans, la défiance haïtienne face au despotisme a changé le 
cours de l'histoire américaine. 
Aujourd'hui, nos rapports sont cimentés en termes humains par les centaines 
de milliers d'immigrants qui gardent précieusement Haïti dans leur cœur, tout en appelant les Etats-Unis leur pays.
Tristement, pourtant, les histoires des Etats-Unis et d'Haïti ont divergé au cours du temps. Aujourd'hui, Haïti est le pays le plus pauvre de l'hémisphère, et la vraie démocratie est encore un rêve pour elle. Les Etats-Unis se sont engagés à aider le peuple haïtien à réaliser ses aspirations de démocratie et de prospérité. Nous nous y étions engagés en 1994, quand nous avions formé une équipe, l'ancien Président Jimmy Carter, le sénateur d'alors Sam Nunn et moi-même pour une mission en vue de ramener au pouvoir le président élu, en l'occurrence le Président Aristide. 
Et nous demeurons engagés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle le Président Bush a nommé un diplomate du calibre de Jim Foley pour conduire la mission américaine à Port-au-Prince.
Les questions relatives à l'hémisphère sont peut-être nouvelles pour Jim, 
mais il s'y connaît en ce qui a trait à la formation de coalitions pour la 
liberté. Son expérience avec la diplomatie multilatérale à Genève, où il 
était le représentant permanent adjoint des Etats-Unis auprès des Nations 
Unies, l'a solidement équipé pour lui permettre de travailler avec nos 
partenaires de l'Organisation des Etats Américains dans le but d'aider le 
peuple haïtien. Sa tournée à Manille et en Algérie lui a donné un grand 
aperçu du monde en voie de développement. Et, Jim est un gestionnaire par 
excellence, comme l'attesteraient les 240 membres de la mission américaine 
de Genève.
Monsieur le Chargé, Haïti trouvera en Jim un partenaire énergique dans ses 
efforts pour renforcer la démocratie et améliorer les conditions de vie du 
peuple haïtien. Jim travaillera étroitement avec votre gouvernement pour 
combattre la corruption, le trafic des stupéfiants et la migration illégale. 
La priorité est de mettre Haïti sur les rails de la démocratie. Aujourd'hui, 
suite aux élections législatives et présidentielles contestées, Haïti est en 
proie à une crise. A l'initiative des Etats-Unis, la communauté 
internationale a développé un moyen pour Haïti de résoudre cette crise. Dans 
la résolution 822, nous avons fixé les différentes étapes à suivre par le 
gouvernement et les acteurs politiques haïtiens pour remplir les promesses 
faites en faveur de la démocratie en Haïti.
Jim travaillera avec ses collègues de l'Organisation des Etats Américains, 
et de façon bilatérale, pour amener le Président Aristide, l'opposition 
politique, et les organisations de la société civile à trouver ensemble une 
solution à l'impasse politique actuelle, selon les plans de l'OEA. 
Il y a bien d'autres défis à rencontrer. Le transbordement de drogues 
illicites par le biais d'Haïti vers les Etats-Unis constitue une menace pour 
la sécurité américaine et pour la société haïtienne. Je sais que Jim va 
lutter pour renforcer les capacités d'Haïti à combattre ce fléau. 
Par ailleurs, Jim appuiera les efforts entrepris par notre gouvernement en 
tant que principal donateur d'assistance humanitaire aux hommes, femmes et 
enfants d'Haïti -- y compris les programmes initiés par le Président Bush 
pour lutter contre le VIH/Sida.
Jim travaillera également afin de décourager la migration illégale, qui 
ébranle notre sécurité frontalière et qui complique nos efforts d'accorder 
la migration légale, à laquelle nous attachons une grande valeur. En tant 
que chef de mission, il sera responsable de l'efficacité des opérations de 
notre quatrième plus important poste d'émission de visas à travers le monde 
pour s'assurer que tout Haïtien éligible peut voyager aux Etats-Unis. 
J'ai discuté avec Jim ce matin, et je sais qu'il comprend parfaitement la 
situation politique actuelle ; je lui ai donné des instructions claires, et 
il a la pleine confiance du Président Bush dans cette importante tâche qu'il 
entreprend.
C'est un honneur pour moi de lui faire prêter serment.  

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