mercredi 25 juillet 2012

HAÏTI : LA MISÈRE AU SEIN DE LA RICHESSE



Ad augusta per angusta

À des résultats grandioses par des voies étroites

Le ciel, dans sa bonté infinie, dota l’Ile d’Haïti de ressources naturelles susceptibles de faire d’elle un paradis sur terre. Son sous-sol regorge d’or, de cuivre, de fer, de l’or noir ou pétrole, de bauxite, d’uranium, d’iridium etc. Elle occupe la seconde place, après l’Afrique du Sud pour ce dernier. Les périodes de son histoire semblent indiquer un passage du livre ; la face cachée du pétrole d’Éric Laurent : «l’univers du pétrole est exactement de la même couleur que le liquide convoité : noir, exacerbant les penchants les plus sombres de la nature humaine. Il suscite les convoitises, attise les passions, provoque trahisons et affrontements meurtriers, conduit aux manipulations les plus éhontées…»
En effet, ces éléments de prospérité de la perle des Antilles ont toujours été le sujet de lucre, de convoitise des colons : Au cours de la période indienne, attirés par l’or les aventuriers en quête de fortune y affluèrent. Ils négligèrent, à dessein l’agriculture, au profit de l’exploitation des mines imposée aux indiens, à leur préjudice, ils périrent par millier. Plus près de nous, ce don est devenu la justification d’un important support aux dictateurs apatrides dont la mission consistait à éliminer les communistes, les nationalistes, les citoyens qui pensent pays et au bien-être du peuple. Et depuis, des études, prospections secrètes et publiques ont permis de déterminer le potentiel des ressources naturelles de l’Ile. À cette forme de soutien s’ajoute, par une voie détournée, l’asservissement inhumain : «Partage de la souveraineté, (R2P), non négociable ainsi que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la mondialisation économique et politique» (1), la loi Hillary Clinton du 3 novembre 2006 faisant d’Haïti, sans droit ni qualité, un territoire américain, cette loi a été promulguée par le Président Bush en 2009, un vrai complot ourdi par les amis d’Haïti.
Préalablement à tout ce qui précède, l’assiette économique du pays reposait sur l’exportation du maïs, miel, épicarpe d’orange, sisal, noix d’acajou, coton, cacao, riz, café, sucre etc. Cette opération générait un mouvement osmotique : l’importation de devises, le paiement des factures étrangères et des voies et moyens du budget de la République. Des procédés contraires à l’orthodoxie, pour un pays à revenus presque inexistants : la vente, la destruction de la minoterie, du ciment d’Haïti, de la téléphonie, etc. l’ont transformé en un état mendiant. Au fur et à mesure que l’étau se resserre l’aide américaine compensait le manque de rentrées jusqu’à la descente aux enfers du pays : mendicité internationale, pays corrompu le plus pauvre de l’hémisphère. Toutefois, il n’est pas superflu de rappeler que les déboires peu louables sus-mentionnés sont dus à l’insouciance, l’ignorance des procédures d’administration des dirigeants et leurs intérêts personnels. En effet, la culture du riz répondant à l’entière consommation locale et à l’exportation pratiquée sur 32 000 carreaux de terre irrigués grâce à l’initiative du Président Dumarsais Estimé (ODVA) n’est que le souvenir d’un rêve nostalgique. (2)
L’insouciance, la vénalité ont facilité la signature d’un contrat d’importation du riz de Texas actuellement sur le marché local. Les artifices ne s’arrêtent pas là, des subterfuges calculés aboutissent, avec la complicité de l’ONU, à l’imposition d’une occupation militaire déguisée, une insécurité importée, à la nomination de dirigeants chargés d’une mission secrète; mais oubliant le jugement du tribunal populaire et celui de l’Histoire. La situation précaire d’Haïti fait appel, d’une part, aux devoirs de ses fils envers elle, à leur civisme, et à l’abstraction de leurs différends. D’autre part, à l’observance scrupuleuse par les membres du Pouvoir de l’ÉTAT de leurs responsabilités constitutionnelles suivantes :
  1. La lettre de la Constitution, qu’on n’interprète pas, doit toujours prévaloir comme il en est pour tous les autres peuples.
  2. Garantir les droits inaliénables et imprescriptibles du peuple Haïtien.
  3. Préserver l’intégrité du Territoire de la République d’Haïti, conformément à l’article 8 de la constitution de 1987 encore en vigueur malgré le mépris des principes et de la doctrine du droit constitutionnel.
  4. L’observance stricte du titre IV de la Constitution. La révision des contrats d’exploitation des mines d’Or et autres d’Haïti signés par le bureau des mines liant les responsabilités de l’État Haïtien ( )
  5. Tenir compte du contexte de la géopolitique actuelle.
À cette croisée des chemins le pays peut juguler la misère, sortir de la mendicité internationale par l’exploitation de ses ressources naturelles sous le bénéfice de l’article 36-6 de la Charte Suprême de l’État.
Art. 36-6 : «La loi fixe les règles qui conditionnent la liberté de prospection et le droit d’exploiter les mines et carrières du sous-sol, en assurant au propriétaire de la surface, aux concessionnaires et À L’ETAT HAÏTIEN UNE PARTICIPATION ÉQUITABLE AU PROFIT QUE PROCURE LA MISE EN VALEUR DE CES RESSOURCES NATURELLES.» Les dividendes générés par cette entreprise appellent un programme de reboisement, de conservation de sol, de création de centres ruraux, de coopératives de production. Ces deux derniers doivent être supervisés, financés et encadrés par d’honnêtes techniciens.
Conscient de la situation que nous confrontons, je convie les dirigeants, les Haïtiens, Haïtiennes de tous les horizons à l’union sacrée autour de notre drapeau. À ouvrir grands les yeux pour mieux voir et lire, les oreilles pour entendre, nous armer de courage pour une cause juste : notre survie en tant qu’un peuple libre. Nous aurons ainsi affirmé, une nouvelle fois, que 1804 n’est pas vain, que la page d’histoire : l’abolition universelle de l’esclavage que nous avons écrite, pour laquelle nous sommes encore en train de payer doit se perpétuer à jamais. Ainsi nous aurons ensemble contribué à la délivrance du peuple haïtien de l’asservissement, de la charité, de la mendicité abjecte et substitué un mieux-être, la dignité à ses maux, Que Dieu nous vienne en aide.
Me. André J. Garnier, avocat
Recherches sur Google : (1) R2P, Is it true Haïti become a US territory Hillary Clinton, mondialisation économique et politique. (2) : Il a réhabilité la classe moyenne et non le noirisme, il a permis à des éléments de cette classe d’être consuls, ministres, ambassadeurs, etc. contrairement à l’exclusion des gouvernements précédents. Trahi par cette classe, il a été renversé pour son patriotisme. Il mourut en exil à Presbyterian Hospital. (3) afin d’éviter le recours à la doctrine de HENRY Lewis Stimson secrétaire d’état à la guerre USA déjà appliquée sur 5 continents. (4) Rapport Collier, Haïti pétrole compagnie ATRECO.
CE QUE TOUT HAÏTIEN DOIT LIRE ET SAVOIR

2 commentaires:

  1. Merci pour ce beau texte. En effet, quand on lit ceci, on se rend compte que l'indépendance d'Haïti n'existe que sur papier. Dans la réalité, nous sommes encore tributaires de la charité internationale, pendant que nous n'avons pas les moyens d'exploiter nos propres ressources.

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    1. L'article 36-6 de la constitution répond à la question, en outre le Président Estimé avait la solution et c'est là la cause profonde de sa chute....
      ,

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