Ad augusta per angusta
À des résultats grandioses par des voies étroites
Le ciel, dans
sa bonté infinie, dota l’Ile d’Haïti de ressources naturelles
susceptibles de faire d’elle un paradis sur terre. Son sous-sol
regorge d’or, de cuivre, de fer, de l’or noir ou pétrole, de
bauxite, d’uranium, d’iridium etc. Elle occupe la seconde place,
après l’Afrique du Sud pour ce dernier. Les périodes de son
histoire semblent indiquer un passage du livre ; la face cachée du
pétrole d’Éric Laurent : «l’univers du pétrole est exactement
de la même couleur que le liquide convoité : noir, exacerbant
les penchants les plus sombres de la nature humaine. Il suscite les
convoitises, attise les passions, provoque trahisons et affrontements
meurtriers, conduit aux manipulations les plus éhontées…»
En effet, ces
éléments de prospérité de la perle des Antilles ont toujours été
le sujet de lucre, de convoitise des colons : Au cours de la
période indienne, attirés par l’or les aventuriers en quête de
fortune y affluèrent. Ils négligèrent, à dessein l’agriculture,
au profit de l’exploitation des mines imposée aux indiens, à leur
préjudice, ils périrent par millier. Plus près de nous, ce don est
devenu la justification d’un important support aux dictateurs
apatrides dont la mission consistait à éliminer les communistes,
les nationalistes, les citoyens qui pensent pays et au bien-être du
peuple. Et depuis, des études, prospections secrètes et publiques
ont permis de déterminer le potentiel des ressources naturelles de
l’Ile. À cette forme de soutien s’ajoute, par une voie
détournée, l’asservissement inhumain : «Partage de la
souveraineté, (R2P), non négociable ainsi que le droit des peuples
à disposer d’eux-mêmes, la mondialisation économique et
politique» (1), la loi Hillary Clinton du 3 novembre 2006 faisant
d’Haïti, sans droit ni qualité, un territoire américain, cette
loi a été promulguée par le Président Bush en 2009, un vrai
complot ourdi par les amis d’Haïti.
Préalablement à tout ce
qui précède, l’assiette économique du pays reposait sur
l’exportation du maïs, miel, épicarpe d’orange, sisal, noix
d’acajou, coton, cacao, riz, café, sucre etc. Cette opération
générait un mouvement osmotique : l’importation de devises,
le paiement des factures étrangères et des voies et moyens du
budget de la République. Des procédés contraires à l’orthodoxie,
pour un pays à revenus presque inexistants : la vente, la
destruction de la minoterie, du ciment d’Haïti, de la téléphonie,
etc. l’ont transformé en un état mendiant. Au fur et à mesure
que l’étau se resserre l’aide américaine compensait le manque
de rentrées jusqu’à la descente aux enfers du pays :
mendicité internationale, pays corrompu le plus pauvre de
l’hémisphère. Toutefois, il n’est pas superflu de rappeler que
les déboires peu louables sus-mentionnés sont dus à l’insouciance,
l’ignorance des procédures d’administration des dirigeants et
leurs intérêts personnels. En effet, la culture du riz répondant à
l’entière consommation locale et à l’exportation pratiquée
sur 32 000 carreaux de terre irrigués grâce à l’initiative du
Président Dumarsais Estimé (ODVA) n’est que le souvenir d’un
rêve nostalgique. (2)
L’insouciance, la
vénalité ont facilité la signature d’un contrat d’importation
du riz de Texas actuellement sur le marché local. Les artifices ne
s’arrêtent pas là, des subterfuges calculés aboutissent, avec la
complicité de l’ONU, à l’imposition d’une occupation
militaire déguisée, une insécurité importée, à la nomination de
dirigeants chargés d’une mission secrète; mais oubliant le
jugement du tribunal populaire et celui de l’Histoire. La
situation précaire d’Haïti fait appel, d’une part, aux devoirs
de ses fils envers elle, à leur civisme, et à l’abstraction de
leurs différends. D’autre part, à l’observance scrupuleuse par
les membres du Pouvoir de l’ÉTAT de leurs responsabilités
constitutionnelles suivantes :
- La lettre de la Constitution, qu’on n’interprète pas, doit toujours prévaloir comme il en est pour tous les autres peuples.
- Garantir les droits inaliénables et imprescriptibles du peuple Haïtien.
- Préserver l’intégrité du Territoire de la République d’Haïti, conformément à l’article 8 de la constitution de 1987 encore en vigueur malgré le mépris des principes et de la doctrine du droit constitutionnel.
- L’observance stricte du titre IV de la Constitution. La révision des contrats d’exploitation des mines d’Or et autres d’Haïti signés par le bureau des mines liant les responsabilités de l’État Haïtien ( )
- Tenir compte du contexte de la géopolitique actuelle.
À cette croisée des
chemins le pays peut juguler la misère, sortir de la mendicité
internationale par l’exploitation de ses ressources naturelles sous
le bénéfice de l’article 36-6 de la Charte Suprême de l’État.
Art. 36-6 : «La loi
fixe les règles qui conditionnent la liberté de prospection et le
droit d’exploiter les mines et carrières du sous-sol, en assurant
au propriétaire de la surface, aux concessionnaires et À L’ETAT
HAÏTIEN UNE PARTICIPATION ÉQUITABLE AU PROFIT QUE PROCURE LA MISE
EN VALEUR DE CES RESSOURCES NATURELLES.» Les dividendes générés
par cette entreprise appellent un programme de reboisement, de
conservation de sol, de création de centres ruraux, de coopératives
de production. Ces deux derniers doivent être supervisés, financés
et encadrés par d’honnêtes techniciens.
Conscient de la situation
que nous confrontons, je convie les dirigeants, les Haïtiens,
Haïtiennes de tous les horizons à l’union sacrée autour de notre
drapeau. À ouvrir grands les yeux pour mieux voir et lire, les
oreilles pour entendre, nous armer de courage pour une cause juste :
notre survie en tant qu’un peuple libre. Nous aurons ainsi affirmé,
une nouvelle fois, que 1804 n’est pas vain, que la page
d’histoire : l’abolition universelle de l’esclavage que
nous avons écrite, pour laquelle nous sommes encore en train de
payer doit se perpétuer à jamais. Ainsi nous aurons ensemble
contribué à la délivrance du peuple haïtien de l’asservissement,
de la charité, de la mendicité abjecte et substitué un mieux-être,
la dignité à ses maux, Que Dieu nous vienne en aide.
Me. André J.
Garnier, avocat
Recherches sur Google : (1) R2P,
Is it true Haïti become a US territory Hillary Clinton,
mondialisation économique et politique. (2) : Il a réhabilité
la classe moyenne et non le noirisme, il a permis à des éléments
de cette classe d’être consuls, ministres, ambassadeurs, etc.
contrairement à l’exclusion des gouvernements précédents. Trahi
par cette classe, il a été renversé pour son patriotisme. Il
mourut en exil à Presbyterian Hospital. (3) afin d’éviter le
recours à la doctrine de HENRY Lewis Stimson secrétaire d’état à
la guerre USA déjà appliquée sur 5 continents. (4) Rapport
Collier, Haïti pétrole compagnie ATRECO.
CE QUE TOUT HAÏTIEN DOIT LIRE ET
SAVOIR
Merci pour ce beau texte. En effet, quand on lit ceci, on se rend compte que l'indépendance d'Haïti n'existe que sur papier. Dans la réalité, nous sommes encore tributaires de la charité internationale, pendant que nous n'avons pas les moyens d'exploiter nos propres ressources.
RépondreSupprimerL'article 36-6 de la constitution répond à la question, en outre le Président Estimé avait la solution et c'est là la cause profonde de sa chute....
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